Poursuite des manifestations économiques et sociales en Tunisie
Le samedi 16 mai 2026, une grande manifestation s’est déroulée dans le centre de Tunis. Des centaines de participants, parmi lesquels des jeunes, des diplômés sans emploi, des militants associatifs et des citoyens, ont manifesté contre le coût élevé de la vie, la hausse des prix, le chômage et la baisse du pouvoir d’achat. Certains slogans dénonçaient également la situation politique et les arrestations de personnalités de l’opposition et de militants.
Parallèlement, plusieurs mouvements sociaux à caractère économique et professionnel se sont poursuivis dans différentes régions du pays. Les revendications portaient principalement sur l’emploi et l’insertion professionnelle, l’amélioration des conditions de travail, les retards dans le paiement des salaires et les difficultés liées aux services publics (eau, transports, santé et infrastructures).
Selon les données de l’Observatoire social tunisien (FTDES), les formes de protestation les plus courantes restent les rassemblements, les sit-in, les grèves et les marches pacifiques. Les régions de Tunis, de Gafsa, de Sfax et certaines zones du Centre-Ouest figurent toujours parmi les plus touchées par les mobilisations sociales. Cette situation reflète la persistance des tensions économiques et sociales dans un contexte marqué par l’inflation, le chômage et la baisse du pouvoir d’achat.
Levée de la suspension des activités de deux associations de la société civile
Le 20 mai 2026, Avocats sans frontières (ASF) et l’Organisation tunisienne des jeunes médecins (OTJM) ont annoncé avoir reçu notification de la levée de la suspension de leurs activités et de la reprise de leurs travaux organisationnels, scientifiques et de terrain, à la suite d’une déclaration publiée par le conseiller juridique de l’État. Les deux organisations ont déclaré que cette décision permettrait à leurs structures de reprendre un fonctionnement normal et à leurs programmes et activités d’être relancés.
Bien que les organisations aient engagé les démarches juridiques nécessaires pour contester l’ordonnance de suspension, aucune de ces procédures n’a abouti à un procès ni à une décision de justice. La suspension a donc été levée par arrêté administratif au cours de la procédure judiciaire, par le biais d’une déclaration officielle du représentant légal de l’État, et non à la suite d’une décision de justice.
L’ancien président de l’INLUCC, Chawki Tbib, condamné à 10 ans de prison
Le 21 mai 2026, l’ancien président de l’Institut national de lutte contre la corruption (INLUCC), Chawki Tabib, a été condamné à dix ans de prison par la chambre pénale spécialisée dans les affaires de corruption financière du tribunal de première instance de Tunis. Selon des informations relayées par l’agence de presse TAP et plusieurs médias tunisiens, les chefs d’accusation portent sur la falsification de documents, la détention et l’utilisation de documents falsifiés, ainsi que la destruction de pièces jugées contrefaites.
Cette affaire concerne des documents transmis au Parlement en 2020, alors qu’il était à la tête de l’INLUCC, dans le cadre d’allégations de conflit d’intérêts impliquant l’ancien Premier ministre Elyes Fakhfakh. Cette décision risque d’alimenter les inquiétudes quant au respect des garanties d’un procès équitable et à l’impartialité de l’administration de la justice, en particulier dans les affaires impliquant des personnalités publiques ou des personnes engagées dans la défense des droits de l’homme et la lutte contre la corruption.
Suspension de l’organisation tunisienne des jeunes médecins
Le jeudi 14 mai 2026, le Secrétariat général de la Première ministre tunisienne a décidé de suspendre les activités de l’Organisation tunisienne des jeunes médecins (OTJM) pour une durée de 30 jours. Cette décision a été annoncée moins de 24 heures avant une conférence de presse que l’organisation devait tenir le vendredi 15 mai 2026 afin de présenter une étude sur la détérioration du système de santé publique en Tunisie. Cette étude portait notamment sur les violences à l’encontre des professionnels de santé, le manque de sécurité dans les hôpitaux publics et les difficultés rencontrées par les jeunes médecins.
L’OTJM représente les médecins en formation et les internes, et joue un rôle important dans la défense de leurs droits et l’amélioration des conditions de travail dans le secteur médical. Son président, Wajih Dhakkar, a confirmé que l’organisation se conformerait à la décision administrative et fournirait toutes les informations demandées par les autorités. L’organisation a également déclaré qu’elle ne recevait ni financement public ni dons étrangers, et que ses ressources provenaient exclusivement des cotisations des jeunes médecins.
Cette suspension a suscité des réactions très diverses au sein de la communauté médicale et de la société civile, certains considérant cette mesure comme une atteinte à la liberté d’expression des organisations professionnelles en Tunisie.
Le journaliste Zied El Henni condamné à un an de prison
Le 7 mai 2026, le journaliste tunisien Zied El Heni a été condamné à un an de prison par le tribunal de première instance de Tunis. Cette condamnation fait suite à des déclarations et à des publications critiquant le système judiciaire tunisien, qui ont été relayées sur les réseaux sociaux et dans des articles de presse. La procédure a été engagée en vertu de l’article 86 du Code des télécommunications, relatif aux infractions commises à l’encontre d’autrui via les réseaux de communication publics.
Cette affaire a suscité de vives réactions en Tunisie et à l’échelle internationale. Le Syndicat national des journalistes tunisiens (SNJT), ainsi que plusieurs organisations de défense des droits de l’homme et de la liberté de la presse, ont condamné cette décision, la qualifiant d’atteinte à la liberté d’expression et de nouvelle tentative visant à exercer des pressions sur les journalistes critiques à l’égard du gouvernement. Les partisans de Zied El Heni estiment que cette condamnation s’inscrit dans un contexte de restrictions croissantes des libertés civiles en Tunisie depuis 2021.
Alertes des experts de l’ONU sur le rétrécissement de l’espace civique et les atteintes à l’indépendance judiciaire en Tunisie
Au cours des premiers mois de 2026, les procédures spéciales des Nations unies ont adressé plusieurs communications à la Tunisie concernant de graves préoccupations relatives à l’espace civique et à l’indépendance du pouvoir judiciaire. La communication AL TUN 2/2026 du 4 février 2026 met en évidence les restrictions croissantes qui pèsent sur les associations, les défenseurs des droits de l’homme et les libertés fondamentales. Une autre communication (gId=30720) du 6 février 2026 met en garde contre de nouvelles poursuites judiciaires visant le juge Anas Hmedi, arguant qu’elles pourraient constituer des représailles pour sa position en faveur de l’indépendance judiciaire. Enfin, dans un communiqué de presse daté d’avril 2026, un expert des Nations unies a appelé la Tunisie à mettre fin à la criminalisation des magistrats et à garantir la liberté d’expression des juges. Ces communications s’inscrivent dans le cadre du suivi continu assuré par les procédures spéciales des Nations unies, qui ont également demandé des explications aux autorités tunisiennes.
La Tunisie a répondu aux deux dernières lettres contenant des allégations le 31 mars 2026. Ces réponses seront rendues publiques dès que leur traduction sera finalisée.
Suspension de l’association Avocats sans frontières (ASF)
Le 5 mai 2026, l’organisation Avocats sans frontières (ASF) a annoncé avoir reçu une décision des autorités ordonnant la suspension temporaire de ses activités pour une durée d’environ 30 jours, sans qu’aucune justification détaillée n’ait été rendue publique. Dans un communiqué, ASF a fermement condamné cette mesure, la qualifiant d’atteinte injustifiée à la liberté d’action des organisations de la société civile et à la liberté d’association. L’ONG estime que cette décision s’inscrit dans une tendance plus large à la restriction de l’espace civique en Tunisie, visant en particulier les organisations indépendantes engagées dans la promotion de la justice, de la solidarité et de l’État de droit.
L’organisation a également critiqué le manque de transparence et l’absence de processus participatif qui ont conduit à cette suspension, y voyant un signe inquiétant quant au respect des principes démocratiques. Elle a fait part de son intention de contester cette décision par les voies légales et judiciaires disponibles. Cet incident s’inscrit dans un contexte plus large de tensions entre les autorités tunisiennes et plusieurs organisations de la société civile, dont certaines ont déjà fait l’objet de mesures similaires. Les observateurs y voient une évolution préoccupante pour la protection des libertés fondamentales dans le pays.
Détention du journaliste Zied El Henni
La détention du journaliste Zied El Heni en avril 2026 a suscité une vive polémique en Tunisie, ravivant les débats sur la liberté de la presse et l’indépendance du pouvoir judiciaire. Convoqué le 23 avril 2026 par la Garde nationale, il a été interrogé puis placé en garde à vue le 24 avril 2026, avant d’être placé en détention provisoire dans le cadre d’une affaire liée à des déclarations publiques jugées critiques à l’égard des institutions.
Connu pour ses opinions sans détours, Zied El Heni fait l’objet de poursuites judiciaires pour des propos jugés offensants, notamment ceux publiés en ligne. Sa détention a suscité une réaction immédiate de la part des organisations de défense des droits de l’homme, des syndicats de journalistes et de plusieurs groupes de la société civile. Ceux-ci ont dénoncé cette affaire comme une atteinte à la liberté d’expression et réclament sa libération, faisant valoir que les journalistes doivent pouvoir exercer leur métier sans craindre de poursuites judiciaires.
Cette affaire met en lumière les tensions persistantes entre les autorités politiques et les médias en Tunisie, dans un contexte où les préoccupations concernant les droits et libertés fondamentaux ne cessent de croître.
18 mois de prison pour l’avocate Sonia Dahmenni
Le 13 avril 2026, la Cour d’appel a rendu son verdict dans l’affaire concernant l’avocate tunisienne Sonia Dahmenni. Elle a été condamnée à 18 mois d’emprisonnement, confirmant ainsi une décision judiciaire antérieure tout en suscitant de nombreuses réactions au sein des milieux juridiques et parmi les organisations de défense des droits de l’homme.
Cette affaire s’inscrit dans un contexte de tensions croissantes autour de la liberté d’expression et de l’indépendance de la profession d’avocat en Tunisie. Selon plusieurs observateurs, les poursuites engagées contre Sonia Dahmenni seraient liées à ses déclarations publiques ou à l’exercice de ses fonctions d’avocate de la défense, ce qui a alimenté un débat sur les restrictions imposées aux avocats dans l’exercice de leur métier. La décision de la Cour d’appel a été critiquée par certains groupes de la société civile, qui y voient un signe inquiétant pour l’État de droit.
Cet événement met en lumière les enjeux actuels liés à la protection des libertés fondamentales en Tunisie, ainsi que les difficultés auxquelles sont confrontés les professionnels du droit dans l’exercice de leurs fonctions.
Demande de dissolution de l’organisation Al-Khatt
Le 21 avril 2026, une requête a été déposée par le cabinet du Premier ministre tunisien concernant la procédure engagée en vue de la dissolution de l’organisation Al-Khatt, une association tunisienne connue notamment pour publier le média indépendant Inkyfada. Les motifs précis n’ont toutefois pas été rendus publics à ce stade. D’après les informations disponibles, cette affaire s’inscrit dans le cadre d’une série d’enquêtes portant sur le financement étranger et le respect par les associations des obligations légales en matière de transparence financière. L’audience dans cette affaire est prévue le 11 mai 2026 devant le tribunal de première instance de Tunis.
De son côté, l’organisation Al-Khatt réfute catégoriquement les accusations portées contre elle. Elle affirme avoir respecté toutes les exigences légales et avoir fourni aux autorités compétentes tous les documents nécessaires. L’association dénonce également les pressions administratives, financières et juridiques auxquelles elle est soumise depuis plusieurs mois, qu’elle considère comme un obstacle à son fonctionnement normal.
Cette affaire soulève des préoccupations plus générales quant à la situation de la société civile et des médias indépendants en Tunisie, notamment en ce qui concerne la liberté d’association et la transparence des procédures engagées par les pouvoirs publics.
La suspension d’un mois des activités de la Ligue tunisienne des droits de l’homme (LTDH)
Le 24 avril 2026, les autorités tunisiennes ont ordonné la suspension, pour une durée d’un mois, des activités de la Ligue tunisienne des droits de l’homme (LTDH), l’une des plus anciennes organisations de défense des droits de l’homme du pays. Cette décision, notifiée le 23 avril 2026, intervient dans un contexte national marqué par des tensions croissantes entre les autorités et les acteurs de la société civile. La LTDH a toutefois vivement condamné cette mesure, la qualifiant d’arbitraire et de dangereuse, et faisant valoir qu’elle constitue une grave violation de la liberté d’association et du fonctionnement indépendant des organisations de défense des droits humains. L’organisation a annoncé son intention de contester cette décision devant les tribunaux.
Cette suspension a suscité des critiques de la part de divers acteurs nationaux et internationaux, qui y voient un signe du rétrécissement de l’espace civique en Tunisie. La Rapporteuse spéciale des Nations unies sur les défenseurs des droits de l’homme, Mary Lawlor, a publiquement fait part de ses inquiétudes concernant cette suspension, qu’elle considère comme symptomatique d’un rétrécissement inquiétant de l’espace civique et d’un affaiblissement des garanties protégeant les organisations indépendantes.
Cela s’inscrit dans un contexte plus large de pression croissante exercée sur les organisations, les journalistes et les figures de l’opposition, en particulier depuis les changements politiques intervenus à partir de 2021.
Mandat d’arrêt contre l’avocat tunisien Chawki Tabib
Le 14 avril 2026, le juge d’instruction de la Chambre des délits économiques et financiers a rendu un mandat d’arrêt à l’encontre de Chawki Tabib, avocat tunisien et ancien président du Barreau, ainsi qu’ancien président de l’Institut national de lutte contre la corruption (INLUCC). Cette décision s’inscrit dans le cadre d’une enquête sur des allégations de fautes professionnelles commises dans l’exercice de ses fonctions alors qu’il était à la tête de cet organisme.
Chawki Tabib est accusé d’avoir commis des irrégularités dans la gestion administrative et financière de l’INLUCC. Il lui est notamment reproché d’avoir continué à exercer les fonctions d’ordonnateur sans fondement juridique après son licenciement, ce qui aurait entraîné des pénalités de retard injustifiées et le paiement d’impôts supérieurs aux montants réellement dus, causant ainsi un préjudice financier au budget de l’institution. En outre, la décision de mise en détention provisoire s’accompagne d’un gel de ses avoirs et de ses participations financières dans le cadre de la procédure judiciaire.
Dans un contexte plus large, cette affaire s’inscrit dans le cadre des débats actuels sur le fonctionnement du système judiciaire en Tunisie, la transparence des procédures judiciaires et le traitement des affaires impliquant d’anciens responsables ou des personnalités de premier plan.
Condamnation du juge Anas Hmedi, président de l’Association des magistrats tunisiens, à un an de prison
Le juge Anas Hmedi, président de l’Association des magistrats tunisiens (AMT), a été condamné le 6 avril 2026 par le tribunal de première instance de Tunis à un an de prison pour «entrave à la liberté de travail», dans le cadre d’une procédure pénale largement critiquée. Cette affaire trouve son origine dans son rôle lors de la grève nationale des magistrats de 2022, organisée à la suite du licenciement de 57 juges et procureurs par décret présidentiel, une mesure qu’il avait soutenue en sa qualité de représentant syndical.
Des organisations de défense des droits de l’homme et plusieurs associations de magistrats ont dénoncé ce procès, le qualifiant de politiquement motivé et entaché d’irrégularités procédurales, notamment l’absence d’audience préliminaire et les transferts répétés de l’affaire d’un tribunal à l’autre. Elles considèrent cette procédure comme une forme de représailles à l’encontre de son engagement en faveur de l’indépendance judiciaire. L’affaire a également attiré l’attention internationale, l’Association internationale des magistrats et les rapporteurs spéciaux des Nations unies ayant appelé à mettre fin à la criminalisation de ses actes et à garantir un procès équitable, soulignant que punir un juge pour avoir défendu l’indépendance du pouvoir judiciaire envoie un message intimidant à l’ensemble du corps judiciaire.
Ce procès est considéré comme emblématique de la crise de l’État de droit et des pressions exercées sur l’indépendance judiciaire en Tunisie, dans un contexte où des juges critiques ont fait l’objet de procédures disciplinaires et pénales ces dernières années.
The release of Saloua Grissa is not an isolated incident, but is clearly part of a broader trend observed in Tunisia over the past year.
Indeed, since 2024–2026, several reports and articles have highlighted a rise in the number of arrests targeting activists, journalists and civil society figures. For example, Saloua Grissa herself was arrested in December 2024 and held in detention for a long period, despite calls for her release. Her case is regularly cited alongside those of other figures prosecuted in similar cases.
Lawyers, journalists and political opponents have also been affected by recent arrests or convictions, reflecting a wider trend.
Furthermore, several recent cases show that humanitarian and community activists have been prosecuted or imprisoned, sometimes for their solidarity work or their efforts to defend human rights.
Thus, the release of Saloua Grissa on 19 March appears less as an exception and more as a single episode within a broader cycle of arrests, protests and, on occasion, isolated releases. It reflects a recurring pattern in which civil society activists are prosecuted, then supported by advocacy campaigns, against a backdrop of persistent tensions surrounding rights and freedoms in Tunisia.
Election du nouveau bureau exécutif de l’Union Générale Tunisienne du Travail UGTT
L’élection du nouveau comité exécutif de l’Union générale tunisienne du travail a eu lieu fin mars 2026, à l’issue du 26e congrès ordinaire qui s’est tenu à Monastir. Le congrès, qui s’est ouvert le 25 mars 2026, a réuni plusieurs centaines de délégués représentant les sections régionales et sectorielles du principal syndicat tunisien.
Dans la nuit du 27 au 28 mars 2026, les délégués ont élu un nouveau comité exécutif composé de 15 membres, dont la majorité provenait de la liste « Stabilité et Défi » menée par Slaheddine Selmi. Selmi a été nommé secrétaire général, succédant à Noureddine Taboubi, dans un contexte de tensions internes et de débats sur l’avenir de l’organisation. Le nouveau comité exécutif comprend plusieurs dirigeants syndicaux issus de divers secteurs, les responsabilités étant réparties entre les secrétaires généraux adjoints chargés, notamment, de l’administration, des finances, de la communication et du règlement intérieur.
Ce remaniement intervient dans un contexte qualifié de tendu, reflétant des divergences d’opinion quant à l’orientation stratégique du syndicat et à son rôle au sein du paysage socio-économique et politique tunisien. Parmi les priorités annoncées par la nouvelle direction figurent la réforme interne, une plus grande transparence et la reprise du dialogue social avec les autorités. Cet événement marque une étape importante pour l’UGTT, acteur clé de la vie politique et sociale tunisienne, dont l’orientation future pourrait influencer les relations entre le gouvernement, les travailleurs et la société civile.
This event is clearly part of a recurring pattern, rather than being an isolated case: over the past year and more, the political and judicial situation in Tunisia has been marked by numerous similar cases involving political opponents, journalists and human rights defenders.
For example, political leaders and opposition activists have been given very heavy sentences – up to 66 years – in trials for ‘conspiracy against state security’, illustrating a tendency to use the judicial system to neutralise critical figures.
Other cases highlight this trend: the previous arrest and detention of lawyer Sonia Dahmani, criticised for her political views, also drew international attention to the erosion of freedom of expression in Tunisia. Similarly, lawyers such as Ayachi Hammami have been prosecuted in similar cases, prompting criticism from the international legal community.
International organisations, including human rights NGOs, have denounced the increasing use of anti-terrorism laws, vague charges and summary trials to suppress dissent and deter criticism.
Thus, Ahmed Souab’s release should be understood not as an isolated incident, but as one episode in a series of legal and political cases that reflect a persistent trend of tension between the authorities and critical voices.
Yes. The release of humanitarian workers is part of a recurring pattern observed in Tunisia in recent years: humanitarian or civil society actors are arrested, held in pre-trial detention for many months, and then released, often after national and international mobilisation and pressure. Similar events have already occurred, notably with other humanitarian workers detained in 2024–2025, as well as with public figures released before them, suggesting a repeated pattern of detention followed by gradual releases.