alert

Judge Anas Hmedi, president of the Tunisian Magistrates’ Association, sentenced to one year in prison

Français English English Français English Français

Event Summary

Judge Anas Hmedi, president of the Tunisian Magistrates’ Association (AMT), was sentenced on 6 April 2026 by the Tunis Court of First Instance to one year in prison for “obstructing the freedom to work”, as part of a widely criticised criminal proceeding. This case stems from his role during the 2022 national magistrates’ strike, organised following the dismissal of 57 judges and prosecutors by presidential decree, a measure he had supported in his capacity as a trade union representative.

Human rights organisations and several magistrates’ associations have condemned this trial, describing it as politically motivated and marred by procedural irregularities, notably the absence of a preliminary hearing and the repeated transfers of the case from one court to another. They view this proceeding as a form of reprisal for his commitment to judicial independence. The case has also attracted international attention, with the International Association of Judges and the United Nations Special Rapporteurs calling for an end to the criminalisation of his actions and for a fair trial to be guaranteed, emphasising that punishing a judge for defending the independence of the judiciary sends an intimidating message to the entire judiciary.

This trial is seen as emblematic of the crisis of the rule of law and the pressure being exerted on judicial independence in Tunisia, against a backdrop where critical judges have faced disciplinary and criminal proceedings in recent years.

Condamnation du juge Anas Hmedi, président de l’Association des magistrats tunisiens, à un an de prisonLe juge Anas Hmedi, président de l’Association des magistrats tunisiens (AMT), a été condamné le 6 avril 2026 par le tribunal de première instance de Tunis à un an de prison pour «entrave à la liberté de travail», dans le cadre d’une procédure pénale largement critiquée. Cette affaire trouve son origine dans son rôle lors de la grève nationale des magistrats de 2022, organisée à la suite du licenciement de 57 juges et procureurs par décret présidentiel, une mesure qu’il avait soutenue en sa qualité de représentant syndical.Des organisations de défense des droits de l’homme et plusieurs associations de magistrats ont dénoncé ce procès, le qualifiant de politiquement motivé et entaché d’irrégularités procédurales, notamment l’absence d’audience préliminaire et les transferts répétés de l’affaire d’un tribunal à l’autre. Elles considèrent cette procédure comme une forme de représailles à l’encontre de son engagement en faveur de l’indépendance judiciaire. L’affaire a également attiré l’attention internationale, l’Association internationale des magistrats et les rapporteurs spéciaux des Nations unies ayant appelé à mettre fin à la criminalisation de ses actes et à garantir un procès équitable, soulignant que punir un juge pour avoir défendu l’indépendance du pouvoir judiciaire envoie un message intimidant à l’ensemble du corps judiciaire.Ce procès est considéré comme emblématique de la crise de l’État de droit et des pressions exercées sur l’indépendance judiciaire en Tunisie, dans un contexte où des juges critiques ont fait l’objet de procédures disciplinaires et pénales ces dernières années.

THIS ALERT RELATES TO

Search

People searched for

Translate »