Tunisia

Following the January 2011 revolution, Tunisia embarked on a democratic transition that places it among countries in transition that are not yet consolidated, with a score of 6.7/10 in the Economist Intelligence Unit (EIU) 2019 Democracy Index. Civil society quickly emerged as a central actor in this process, catalysed by Decree-Law No. 2011-88 on associations, which dismantled the restrictive legal frameworks inherited from the Ben Ali regime and guaranteed freedom of association.

This momentum was reinforced by the 2014 Constitution and progressive legislation, including laws on gender-based violence, racial discrimination and local governance, which promoted decentralisation, institutional pluralism and civic participation. Independent bodies, media freedom and partnerships between the public sector and civil society have developed, creating a dynamic ecosystem conducive to democratic consolidation.

However, the trajectory changed dramatically on 25 July 2021, when President Kais Saied assumed sweeping powers, undermining judicial independence, dismantling checks and balances, restricting civic space and targeting intermediary institutions. The dissolution of the High Judicial Council and the dismissal of 50 judges without judicial guarantees are evidence of excessive interference by the executive branch. Arbitrary arrests, such as that of lawyer Ahmed Souab, and public threats by the president against judicial actors further erode legal guarantees.

Civil society now operates under increasing pressure, facing legal threats, smear campaigns, funding restrictions and regulatory uncertainty. These measures have led to a reduction in civic activity, the arrest of activists, the withdrawal of international civil society actors and the erosion of public trust.

Despite these setbacks, Tunisian civil society is showing resilience. Many organisations are refocusing their strategies, adapting to new political realities and strengthening their solidarity networks. Efforts to comply with evolving regulations, diversify resources, and continue advocacy demonstrate a continued commitment to democratic values. This overview provides a snapshot of a sector that is navigating adversity with determination, seeking to preserve its role in Tunisia’s contested transition.

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Snapshots

Country snapshots capture the current state of the enabling environment for civil society and provide a quick overview of significant events and trends that have occurred over the past 4 months. Click on a component in the timeline to see the corresponding Enabling Environment Snapshot.

Alerts

The Early Warning Mechanism documents changes and critical trends in the enabling environment for civil society. The mechanism works by information-gathering work focusing on events that impact the enabling environment. The EU SEE consortium assess these events to trigger alerts indicating a downward or upward trend in the enabling environment.

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Détention du journaliste Zied El Henni

La détention du journaliste Zied El Heni en avril 2026 a suscité une vive polémique en Tunisie, ravivant les débats sur la liberté de la presse et l’indépendance du pouvoir judiciaire. Convoqué le 23 avril 2026 par la Garde nationale, il a été interrogé puis placé en garde à vue le 24 avril 2026, avant d’être placé en détention provisoire dans le cadre d’une affaire liée à des déclarations publiques jugées critiques à l’égard des institutions.

Connu pour ses opinions sans détours, Zied El Heni fait l’objet de poursuites judiciaires pour des propos jugés offensants, notamment ceux publiés en ligne. Sa détention a suscité une réaction immédiate de la part des organisations de défense des droits de l’homme, des syndicats de journalistes et de plusieurs groupes de la société civile. Ceux-ci ont dénoncé cette affaire comme une atteinte à la liberté d’expression et réclament sa libération, faisant valoir que les journalistes doivent pouvoir exercer leur métier sans craindre de poursuites judiciaires.

Cette affaire met en lumière les tensions persistantes entre les autorités politiques et les médias en Tunisie, dans un contexte où les préoccupations concernant les droits et libertés fondamentaux ne cessent de croître.

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18 mois de prison pour l’avocate Sonia Dahmenni

Le 13 avril 2026, la Cour d’appel a rendu son verdict dans l’affaire concernant l’avocate tunisienne Sonia Dahmenni. Elle a été condamnée à 18 mois d’emprisonnement, confirmant ainsi une décision judiciaire antérieure tout en suscitant de nombreuses réactions au sein des milieux juridiques et parmi les organisations de défense des droits de l’homme.

Cette affaire s’inscrit dans un contexte de tensions croissantes autour de la liberté d’expression et de l’indépendance de la profession d’avocat en Tunisie. Selon plusieurs observateurs, les poursuites engagées contre Sonia Dahmenni seraient liées à ses déclarations publiques ou à l’exercice de ses fonctions d’avocate de la défense, ce qui a alimenté un débat sur les restrictions imposées aux avocats dans l’exercice de leur métier. La décision de la Cour d’appel a été critiquée par certains groupes de la société civile, qui y voient un signe inquiétant pour l’État de droit.

Cet événement met en lumière les enjeux actuels liés à la protection des libertés fondamentales en Tunisie, ainsi que les difficultés auxquelles sont confrontés les professionnels du droit dans l’exercice de leurs fonctions.

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Demande de dissolution de l’organisation Al-Khatt

Le 21 avril 2026, une requête a été déposée par le cabinet du Premier ministre tunisien concernant la procédure engagée en vue de la dissolution de l’organisation Al-Khatt, une association tunisienne connue notamment pour publier le média indépendant Inkyfada. Les motifs précis n’ont toutefois pas été rendus publics à ce stade. D’après les informations disponibles, cette affaire s’inscrit dans le cadre d’une série d’enquêtes portant sur le financement étranger et le respect par les associations des obligations légales en matière de transparence financière. L’audience dans cette affaire est prévue le 11 mai 2026 devant le tribunal de première instance de Tunis.

De son côté, l’organisation Al-Khatt réfute catégoriquement les accusations portées contre elle. Elle affirme avoir respecté toutes les exigences légales et avoir fourni aux autorités compétentes tous les documents nécessaires. L’association dénonce également les pressions administratives, financières et juridiques auxquelles elle est soumise depuis plusieurs mois, qu’elle considère comme un obstacle à son fonctionnement normal.

Cette affaire soulève des préoccupations plus générales quant à la situation de la société civile et des médias indépendants en Tunisie, notamment en ce qui concerne la liberté d’association et la transparence des procédures engagées par les pouvoirs publics.

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