Mali

Mali remains gripped by a multidimensional crisis that has destabilised its political, security, and social institutions. Under military rule since 2020, the transitional government has pursued sweeping reforms, including a new Constitution, penal code and code of criminal procedure. While the Constitution enshrines fundamental rights and anti-corruption measures, it has been widely criticized for centralising power in the presidency and being adopted without broad consensus during a period of authoritarian governance. This raises concerns about democratic legitimacy.

Compounding these issues, the new penal code criminalises same-sex sexual relationships, marking a sharp regression in human rights protections. The law not only penalizes consensual same-sex acts but also bans any perceived promotion of homosexuality, exacerbating stigma and exposing LGBTQ+ individuals to arbitrary arrest and violence. These developments reflect a broader trend of shrinking civic space, where dissent is increasingly suppressed and legal reforms serve to entrench control rather than expand freedoms. However, the promulgation of a Charter for Peace and Reconciliation has been commended as a positive step.

The withdrawal from the Economic Community of West African States (ECOWAS) and the suspension of the Algiers Agreement signal a retreat from regional cooperation and negotiated peace frameworks, raising concerns about Mali’s long-term stability and diplomatic isolation. The creation of the Alliance of Sahel States (AES), while framed as a sovereign alternative, remains nascent and untested in its capacity to replace established multilateral mechanisms. Meanwhile, the extension of the transition period without broad consensus undermines trust in the transitional authorities and delays the restoration of constitutional order. These shifts complicate collaboration with traditional partners and donors, many of whom are recalibrating their engagement strategies in response to Mali’s evolving political landscape. For civil society, this environment presents both risks and strategic uncertainties, as shrinking external support and contested domestic reforms threaten their operational space and advocacy efforts. In this context, civil society faces heightened constraints, with limited avenues for meaningful engagement. While reforms are framed as steps toward stability, their substance and implementation risk undermining the inclusive governance and rights-based environment essential for peace and social cohesion.

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Snapshots

Country snapshots capture the current state of the enabling environment for civil society and provide a quick overview of significant events and trends that have occurred over the past 4 months. Click on a component in the timeline to see the corresponding Enabling Environment Snapshot.

Alerts

The Early Warning Mechanism documents changes and critical trends in the enabling environment for civil society. The mechanism works by information-gathering work focusing on events that impact the enabling environment. The EU SEE consortium assess these events to trigger alerts indicating a downward or upward trend in the enabling environment.

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Condamnation judiciaire du journaliste Youssouf Sissoko au MaliLe journaliste malien Youssouf Sissoko, rédacteur en chef du journal « L’Alternance », a été condamné le 23 mars 2026 par un tribunal spécialisé (la Cellule nationale de lutte contre la cybercriminalité) à deux ans d’emprisonnement et à une amende d’un million de francs CFA. Cette décision fait suite à la publication d’un article critique visant le président de transition du Niger, le général Abdourahamane Tiani. Les autorités judiciaires ont estimé que le contenu de cet article était diffamatoire à l’égard d’un chef d’État étranger, contenait des informations jugées inexactes et était de nature à porter atteinte à la réputation de l’État malien.Accusé d’avoir insulté un chef d’État étranger, d’avoir diffusé de fausses informations et d’avoir porté atteinte à la réputation de l’État, le journaliste a été arrêté et placé en détention provisoire le 5 février 2026. Son procès intervient à un moment où les autorités exercent une vigilance accrue sur les médias et les contenus numériques.Cette condamnation a suscité des réactions au sein des organisations professionnelles des médias, notamment de l’Association des éditeurs de la presse privée (ASSEP) et de la Maison de la Presse du Mali, qui ont condamné cette peine sévère et l’ont qualifiée d’atteinte à la liberté de la presse, tout en appelant à la clémence. La défense du journaliste dispose de voies de recours, notamment la possibilité de faire appel de cette décision.

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Le 25 novembre 2025, la chambre d’accusation de la cour d’appel de Bamako a examiné en deuxième instance les affaires de Mohamed Youssouf Bathily, dit Ras Bath, pour des infractions, notamment « association de malfaiteurs » et « atteinte au crédit de l’État », punies de 5 à 20 ans de prison en vertu du Code pénal malien. Ras Bath est détenu depuis mars 2023, bien qu’il ait purgé sa peine. Le 16 décembre 2025, la même chambre a renvoyé leurs affaires devant la chambre pénale (qui n’est pas encore opérationnelle), maintenant ainsi leur détention au lieu de clore le procès ou de les libérer.Cette affaire s’inscrit dans un contexte national marqué par une contraction de l’espace civique au Mali, liée à la prolongation de la transition politique sous la sous-direction militaire et au renforcement des mécanismes de contrôle de l’expression publique. Le 13 mars 2023, Ras Bath, commentateur radio et leader du Collectif pour la défense de la République (CDR), a été arrêté par la police de Bamako après avoir affirmé que l’ancien Premier ministre Soumeylou Boubèye Maïga, décédé en détention en mars 2022, avait été « assassiné ». Il a été placé en détention provisoire le jour même. Après avoir été acquitté en première instance le 11 juillet 2023, Ras Bath a été condamné en appel en mars 2024 à 18 mois de prison pour « simulation d’infraction » et autres chefs d’accusation.Cette décision marque un tournant majeur dans une affaire devenue emblématique du harcèlement judiciaire et des restrictions à la liberté d’expression au Mali. Ras Bath reste en détention dans des conditions qualifiées d’arbitraires par les organisations de défense des droits humains, illustrant les tensions persistantes entre l’État et les acteurs de la société civile et les défis à relever pour protéger les libertés fondamentales.

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