Gabon

Over the past two years, Gabon has undergone a period of transition marked by political, institutional and social upheaval. The coup d’état of 30 August 2023 paved the way for a profound restructuring of the national landscape, followed by the Inclusive National Dialogue from 1 to 30 April 2024, which enabled the country’s various stakeholders to debate and propose reforms for a more harmonious future. The constitutional referendum of 16 November 2024 redefined the legal framework of the Fifth Republic, while the presidential election of 12 April 2025 was a key step in the democratic rebuilding of Gabon.

However, assembly rights have been further eroded by the June 2025 political party law, which mandates a 12,000-member threshold and nationwide presence—criteria that disproportionately exclude emerging movements. It also allows for the suspension of a political party in the event of ‘disturbance of public order’—a vague and open-to-interpretation concept. The case of Jean Rémy Yama’s National Party for Labour and Progress (PNTP) illustrates this: denied recognition, its public gatherings were banned or dispersed, and activists detained under vague “public order” pretexts. These provisions, although announced as aimed at structuring the political landscape, are perceived as disguised barriers to entry into the public sphere for emerging or critical movements.

The country is now preparing for legislative and local elections that should complete this transition and establish a new institutional and political balance. Throughout these transformations, civil society organisations (CSOs) have played an essential role. They have helped to raise public awareness, promote dialogue and develop the reforms necessary for the country’s stability. Their commitment has fostered a peaceful civil climate, strengthened governance and involved citizens in the consolidation of Gabonese democracy.

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Snapshots

Country snapshots capture the current state of the enabling environment for civil society and provide a quick overview of significant events and trends that have occurred over the past 4 months. Click on a component in the timeline to see the corresponding Enabling Environment Snapshot.

Alerts

The Early Warning Mechanism documents changes and critical trends in the enabling environment for civil society. The mechanism works by information-gathering work focusing on events that impact the enabling environment. The EU SEE consortium assess these events to trigger alerts indicating a downward or upward trend in the enabling environment.

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Contestation constitutionnelle et réaction du président à la suspension des réseaux sociaux par la Haute Autorité de la communicationLe 23 février 2026, à Libreville, quatre compatriotes, Maimouna Abdoul Kadir, Akue Essimengane Teddy Annael, Mabandah Elisabeth et Ndomba Mouele Cabrel-Jeannis, ont déposé un recours constitutionnel contre le communiqué du 17 février 2026 ordonnant la suspension immédiate des réseaux sociaux dans tout le pays. Cette action illustre la volonté de trouver une solution juridique à un problème qui touche directement les citoyens. L’objectif est double : dénoncer la suspension illégale des réseaux sociaux et mettre en évidence ses impacts économiques et sociaux, tout en rappelant à tous que la protection des libertés fondamentales doit rester au cœur de toute réglementation numérique.La décision prise par la Haute Autorité pour la communication (HAC) de suspendre les plateformes numériques de réseaux sociaux le 17 février 2026 a suscité une vive réaction au sein de la sphère civique gabonaise, tant de la part des autorités que de la société civile. Les autorités ont justifié la suspension des réseaux sociaux par la crainte d’une déstabilisation liée à la diffusion de contenus jugés haineux ou trompeurs. Cette suspension prend principalement la forme d’un filtrage ciblé des plateformes numériques et d’un ralentissement des vitesses de connexion à Internet. Le gouvernement a indiqué avoir entamé des discussions avec certaines plateformes, notamment celles appartenant au groupe Meta, mais n’a fourni aucune confirmation publique quant à la nature de ces échanges. De plus, aucune information n’a été fournie à ce jour sur la date de reprise normale du service, mais ce statu quo ne semble pas déranger ceux qui ont initié la mesure.Les conséquences pour la population et la société civile ont été immédiates : interruption des canaux d’information et de mobilisation, perte de revenus pour les entreprises dépendantes des réseaux sociaux, et inquiétudes accrues parmi les ONG et les acteurs internationaux quant à l’avenir de la liberté d’expression et du droit à l’information au Gabon.

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Social Media Suspension in Gabon by the High Authority for Communication | Suspension des réseaux sociaux au Gabon par la Haute Autorité de la communication
Le mardi 17 février 2026, la Haute Autorité de la Communication (HAC), réunie en session plénière ordinaire sous la présidence de M. Ngoyo Moussavou, a décidé de suspendre immédiatement les réseaux sociaux sur l’ensemble du territoire gabonais jusqu’à nouvel ordre. Cette décision fait suite à la diffusion répétée de contenus inappropriés, diffamatoires, haineux et injurieux sur les réseaux sociaux et autres plateformes numériques accessibles au Gabon. Selon la HAC, ces publications portent atteinte à la dignité humaine, à la moralité publique, à l’honneur des citoyens, à la cohésion sociale et à la stabilité des institutions de la République, ainsi qu’à la sécurité nationale.La HAC a souligné que les outils numériques suspendus seraient utilisés à mauvais escient par certains activistes pour nuire aux institutions et aux personnalités publiques, en violation de la loi 019/2016 du 9 août 2016 (relative au code des communications, qui organise le cadre des activités de communication audiovisuelle, écrite, numérique et cinématographique) et de la loi n° 014/2023 du 3 juillet 2023 (qui vise à restructurer la HAC dans son existence et son fonctionnement, conformément à l’article 47 de la Constitution gabonaise).La HAC a réaffirmé que la liberté d’expression, y compris le droit de commenter et de critiquer, reste un droit fondamental garanti au Gabon. Toutefois, ce droit ne peut être exercé en dehors du cadre juridique national et international. Selon la HAC, les abus observés, considérés comme potentiellement conflictuels et déstabilisateurs, menaceraient gravement l’unité nationale et les acquis démocratiques. En conséquence, elle a décidé de suspendre les réseaux sociaux afin de préserver la paix sociale et de mieux réguler l’espace numérique. Le porte-parole de l’institution a déclaré que cette mesure vise à créer un environnement plus sain pour l’exercice de la liberté d’expression numérique au Gabon.

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Détention et refus de visite pour l’activiste Bob Mengone

Le militant Bob Mengone, connu sous le numéro 212 et surnommé « candidat à la mort », a été déféré devant le procureur général avant d’être présenté au juge d’instruction, assisté de son avocat Jean Moumbémbé. Il a été inculpé de plusieurs infractions, notamment de trouble à l’ordre public et d’incitation à la haine. À l’issue de cette comparution, il a été placé en détention provisoire et est incarcéré depuis le 19 janvier 2026 à la prison centrale de Libreville, où il vit dans des conditions qualifiées de misérables et épouvantables. Selon le témoignage d’un codétenu, relayé par Marcel Libama, Bob Mengone a dû faire passer un message par l’intermédiaire d’un codétenu car il n’avait aucun moyen de communication.

Depuis son incarcération, il s’est vu refuser toute visite, alors même que sa famille a présenté des autorisations officielles dûment signées par les autorités judiciaires. Les tentatives pour contacter l’administration pénitentiaire sont restées sans réponse. Les organisations de la société civile, notamment SOS Prisonniers, dénoncent cette situation comme une violation flagrante de l’article 23 du décret n° 0018 établissant le règlement intérieur des prisons au Gabon. Cet article garantit aux détenus bénéficiant d’un permis de communication le droit à trois visites par semaine. Malgré leur demande, cela n’a eu aucun effet et la personne concernée ne reçoit toujours aucune visite.

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