Mali

Mali remains gripped by a multidimensional crisis that has destabilised its political, security and social institutions. Under military rule since 2020, the transitional government has pursued sweeping reforms, including a new Constitution, penal code and code of criminal procedure. While the Constitution enshrines fundamental rights and anti-corruption measures, it has been criticised for centralising power in the presidency and being adopted without broad consensus during authoritarian governance, raising concerns about democratic legitimacy.

The new penal code marks a sharp regression in human rights protections by criminalising same-sex sexual relationships and banning any perceived promotion of homosexuality, increasing stigma and exposing LGBTQ+ people to arbitrary arrest and violence. These developments reflect a broader shrinking of civic space, where dissent is increasingly suppressed and legal reforms risk entrenching control rather than expanding freedoms. However, the Charter for Peace and Reconciliation has been commended as a positive step.

Mali’s withdrawal from ECOWAS and suspension of the Algiers Agreement signal a retreat from regional cooperation and negotiated peace frameworks, while the Alliance of Sahel States remains nascent and untested. The extension of the transition period without broad consensus further undermines trust and delays the restoration of constitutional order. For civil society, shrinking external support, contested domestic reforms and limited avenues for meaningful engagement create heightened risks and strategic uncertainty. While reforms are framed as steps toward stability, their substance and implementation risk weakening inclusive governance, rights protection and social cohesion.

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Snapshots

Country snapshots capture the current state of the enabling environment for civil society and provide a quick overview of significant events and trends that have occurred over the past 4 months. Click on a component in the timeline to see the corresponding Enabling Environment Snapshot.

Alerts

The Early Warning Mechanism documents changes and critical trends in the enabling environment for civil society. The mechanism works by information-gathering work focusing on events that impact the enabling environment. The EU SEE consortium assess these events to trigger alerts indicating a downward or upward trend in the enabling environment.

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Disparition du fils de Maître Mountaga Tall : un avocat et homme politique malien qui avait lui-même été enlevé à Bamako

Le samedi 16 mai 2026, la disparition de Cheick Mamadou Tall, fils de l’avocat et homme politique malien Mountaga Tall, qui avait lui-même été enlevé, a été signalée à Bamako, la capitale du Mali. Selon les informations fournies par sa famille, il aurait quitté son domicile en fin d’après-midi, après quoi il n’a plus pu être joint par téléphone ni par aucun autre moyen de communication. Face à cette absence de contact prolongée, sa famille et ses amis ont rapidement alerté les autorités compétentes et les services de sécurité afin qu’ils lancent des recherches. Un communiqué de la famille a par la suite confirmé cette disparition inquiétante et a exhorté la population à faire preuve de vigilance et de prudence lors du partage d’informations non vérifiées.

À ce stade, aucune information officielle n’a été communiquée concernant les circonstances exactes de cette disparition. Les autorités n’ont encore révélé aucune piste, et aucune conclusion n’a été tirée quant à la nature de l’incident. La famille reste activement impliquée et travaille en coordination avec le Collectif d’avocats constitué pour soutenir la famille de M. Mountaga Tall. Cet incident a suscité une vive inquiétude au sein de la population, compte tenu de la notoriété de la famille concernée et du caractère soudain de la disparition.

Cet incident contribue à instaurer un climat d’angoisse et d’incertitude parmi les acteurs de la société civile, les défenseurs des droits de l’homme et les personnalités publiques au Mali. Il pourrait également avoir un effet dissuasif en renforçant le sentiment d’insécurité qui entoure les questions sensibles et l’expression publique.

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Enlèvement de Maître Mountaga Tall, avocat et personnalité politique malienne

Selon un communiqué de sa famille, Maître Mountaga Tall, avocat et personnalité politique malienne, a été enlevé à son domicile de Faladié (Bamako) dans la soirée du samedi 2 mai 2026. Selon ce communiqué, deux individus cagoulés se seraient présentés à son domicile, où ils l’auraient emmené de force à bord de véhicules non immatriculés, sous les yeux impuissants des membres de sa famille.

Selon la même source, son épouse, qui tentait de filmer l’incident avec son téléphone portable, a été violemment agressée par les assaillants, qui lui ont également confisqué son téléphone. Une plainte concernant cet enlèvement a ensuite été déposée auprès des autorités compétentes.

Cet incident s’est produit dans un contexte de grande instabilité sécuritaire et politique au Mali. Le 25 avril 2026, plusieurs villes, dont Bamako et Kati, ont été la cible d’attaques simultanées qui ont fait de nombreuses victimes, parmi lesquelles le ministre de la Défense et des Anciens combattants. À la suite de ces événements, le tribunal militaire de Bamako a annoncé le 1er mai 2026 l’ouverture d’une enquête judiciaire. Dans ce cadre, plusieurs arrestations ont déjà été effectuées, visant notamment des personnalités politiques et des membres des forces armées, et l’enquête se poursuit afin d’identifier d’éventuels complices.

À ce jour, aucune déclaration officielle n’a été publiée pour confirmer le lieu où Maître Mountaga Tall est détenu ni pour clarifier son statut juridique. On ignore également si des accusations officielles ont été portées contre lui.

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Refus de mise en liberté provisoire et maintien en détention du journaliste Youssouf Sissoko au Mali

La procédure d’appel a été engagée par l’équipe de défense du journaliste Youssouf Sissoko, rédacteur en chef du journal L’Alternance, dont les avocats ont déposé une demande de mise en liberté provisoire. Cette demande a été examinée le 13 avril 2026 par la Cour d’appel de Bamako, qui a finalement rejeté la requête le 20 avril 2026. Cette décision signifie que le journaliste restera en détention pendant la durée de la procédure judiciaire.

Youssouf Sissoko a été arrêté le 5 février 2026 à Bamako, à la suite de la publication d’un article jugé controversé par les autorités. À l’issue du procès devant le tribunal de première instance, il a été reconnu coupable d’« outrage à un chef d’État étranger », de « diffusion de fausses informations » et d’« atteinte à la crédibilité de l’État »  et a été condamné le 23 mars 2026 à deux ans d’emprisonnement et à une amende d’un million de francs CFA par la Cellule spécialisée de lutte contre la cybercriminalité.

Cette affaire s’inscrit dans un contexte d’inquiétude croissante concernant la liberté de la presse au Mali. Plusieurs organisations de défense des droits de l’homme ont fait part de leurs préoccupations quant au recours à des poursuites pénales et à la détention dans des affaires liées à l’exercice du journalisme, en particulier lorsque les infractions présumées concernent la diffusion d’informations ou d’opinions.

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