Malgré l’existence de garanties constitutionnelles censées permettre un environnement favorable en Côte d’Ivoire, l’ordonnance du 12 juin 2024 concernant la réglementation et l’organisation de la société civile impose aux organisations de lourdes contraintes. Cette ordonnance a déjà été utilisée pour dissoudre les associations estudiantines et scolaires.
À l’approche des élections de 2025 (présidentielles et législatives), des manifestations pacifiques ont été interdites, dispersées par les forces de sécurité, et ont donné lieu à des arrestations massives, des condamnations et des poursuites pour trouble à l’ordre public.
Plusieurs cas emblématiques d’arrestations, d’enlèvements et de détentions arbitraires de militants et activistes politiques, ont été signalés, illustrant une judiciarisation croissante des opinions critiqueset une surveillance accrue des voix dissidentes, y compris en ligne.
Des cadres de dialogue entre les autorités et les organisations de la société civile existent et permettent une certaine collaboration, mais leur impact demeure limité. Par ailleurs, le discours politique et médiatique tend parfois à stigmatiser les OSC critiques, les présentant comme des acteurs de déstabilisation.