Côte d’Ivoire

Despite the existence of constitutional guarantees that are supposed to ensure a favourable environment in Côte d’Ivoire, the order of 12 June 2024 on the regulation and organisation of civil society imposes heavy constraints on organisations. This order has already been used to dissolve student and school associations.

In the run-up to the 2025 elections (presidential and legislative), peaceful demonstrations were banned, dispersed by the security forces, and led to mass arrests, convictions and prosecutions for disturbing public order.

Several emblematic cases of arbitrary arrests, abductions and detentions of political activists have been reported, illustrating the increasing criminalisation of critical opinions and increased surveillance of dissenting voices, including online.

Frameworks for dialogue between the authorities and civil society organisations exist and allow for some collaboration, but their impact remains limited. Furthermore, political and media discourse sometimes tends to stigmatise critical CSOs, portraying them as destabilising actors.

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Snapshots

Country snapshots capture the current state of the enabling environment for civil society and provide a quick overview of significant events and trends that have occurred over the past 4 months. Click on a component in the timeline to see the corresponding Enabling Environment Snapshot.

Alerts

The Early Warning Mechanism documents changes and critical trends in the enabling environment for civil society. The mechanism works by information-gathering work focusing on events that impact the enabling environment. The EU SEE consortium assess these events to trigger alerts indicating a downward or upward trend in the enabling environment.

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Menace et intimidation verbale du Ministre Gouverneur Cissé Bacongo contre le Directeur Général du journal L’Enquêteur, DOSSO Villard

Le 14 avril 2026, lors d’une conférence bilan au Sofitel Hôtel Ivoire, le Ministre Gouverneur du District Autonome d’Abidjan, M. Cissé Bacongo, a publiquement menacé et humilié Dosso Villard, journaliste professionnel et Directeur Général du journal L’Enquêteur. Après que son collaborateur, Fidel Koné, a posé des questions d’intérêt public sur les travaux au siège du District, le non-transfert des compétences de la Ville d’Abidjan au District, et les réalisations à Adjamé et Mankono, le Ministre Gouverneur a accusé Dosso Villard d’avoir dicté ces questions. Il a promis de « s’occuper de son cas » devant toute l’assemblée. Le même jour, ses communicants ont diffusé sur les réseaux sociaux une vidéo biaisée ne montrant que l’altercation. Suite à l’invitation du Ministre Gouverneur à adresser les questions directement au gouvernorat, Dosso Villard a déposé un questionnaire officiel le 21 avril 2026, conformément à la loi de 2017 portant régime juridique de la presse. Le 24 avril 2026, le Ministre Gouverneur l’a personnellement appelé pour proférer de nouvelles menaces.

Les menaces proférées par une haute autorité comme le Ministre Gouverneur envoient un message dissuasif à tous les journalistes. Si un journaliste expérimenté comme Dosso Villard, est publiquement menacé et humilié sans qu’aucune sanction ne soit prise contre l’auteur, d’autres journalistes pourraient s’abstenir de poser des questions critiques aux autorités. Cela réduirait la capacité de la presse à remplir son rôle de contre-pouvoir.

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