Guinea

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In Guinea, the political transition that began following the coup d’état in September 2021 came to an end with the holding of a constitutional referendum in November 2025 and the presidential election on 28 December 2025, won by Mamady Doumbouya, despite his initial commitment not to stand and the absence of the main opposition parties, which had been suspended for ‘failing to meet their obligations ’. This election, contested for its lack of inclusivity, took place in a climate of repression: a ban on demonstrations, reports of enforced disappearances, and the suspension of media outlets.

Despite constitutional guarantees being strengthened in 2025, their implementation remains hampered. Some civil society organisations are unable to obtain the necessary authorisation to operate, which also hinders their ability to raise funds. Dialogue between civil society organisations and the state is dwindling, with the authorities regularly accusing critics of ‘destabilisation’. Finally, digital freedoms are systematically restricted. Access to Facebook was restricted by the authorities six days before the presidential election on 28 December 2025.

Version française

En Guinée, la transition politique entamée après le coup d’État de septembre 2021 s’est achevée avec l’organisation d’un référendum constitutionnel en novembre 2025 et l’élection présidentielle du 28 décembre 2025, remportée par Mamady Doumbouya, malgré son engagement initial à ne pas se présenter et l’absence des principaux partis d’opposition, suspendus pour « non-respect de leurs obligations ». Ce scrutin, contesté pour son manque d’inclusivité, s’est déroulé dans un climat de répression: interdiction des manifestations, signalements de disparitions forcées, suspension de médias.

Malgré des garanties constitutionnelles renforcées en 2025, leur application est entravée. Une partie des organisations de la société civile n’obiennent pas leur agréement pour opérer, ce qui entrave également leur capacité à lever des fonds. Le dialogue entre les organisations de la société civile et l’État se réduit, les autorités accusant régulièrement les critiques de « déstabilisation ». Enfin, les libertés numériques sont systématiquement restreintes. L’accès à Facebook a été restreint par les autorités six jours avant l’élection présidentielle du 28 décembre 2025.

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Restriction d’accès aux principales plateformes de réseaux sociaux en Guinée

Du 15 au 17 avril 2026, les autorités guinéennes ont restreint l’accès à plusieurs plateformes de réseaux sociaux – Facebook, Messenger, YouTube et TikTok – sans communication officielle résultant de cette mesure. L’Association des Blogueurs de Guinée (ABLOGUI) a confirmé techniquement ces perturbations.

Cette restriction est intervenue dans un contexte de controverse en ligne, déclenchée par des échanges d’invectives entre la chanteuse Yama Sega et l’influenceuse Maya Kaba. En réaction, le président Mamady Doumbouya a publié une déclaration sur Facebook condamnant « les propos injurieux » et les « discours de haine », appelant à un usage plus responsable des réseaux sociaux. La Haute Autorité de la Communication (HAC) a publié un communiqué parallèle mettant en garde contre des « contenus inappropriés » sur les plateformes sociales.

La prise de position publique du président et de la HAC sur la régulation des contenus constitue un élément nouveau, dans la mesure où la HAC avait précédemment indiqué ne pas exercer de régulation directe sur les réseaux sociaux, soulévant des inquiétudes quant à une possible formalisation des restrictions numériques.

Cet épisode s’inscrit dans une tendance documentée d’au moins quatre épisodes majeurs de censure numérique depuis septembre 2021. Il affecte négativement l’environnement numérique et la liberté d’expression en bloquant temporairement l’accès des acteurs de la société civile, des journalistes, des blogueurs et des citoyens aux plateformes utilisées pour le débat public, la diffusion d’informations et la mobilisation civique. L’absence de justification officielle empêche toute évaluation de la légalité, de la nécessité et de la proportionnalité de cette mesure au regard des normes internationales des droits humains.

La réaction de la société civile a été limitée. L’ABLOGUI a condamné la restriction « sans réserve », la qualifiant d’atteinte aux libertés numériques. Peu d’autres organisations ont réagi publiquement, un silence que certains acteurs attribuent au climat politique actuel, marqué notamment par la dissolution récente de 40 partis d’opposition par décret, qui a contribué à restreindre l’espace de contestation publique.

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