l’arrestation de cinq journalistes renforce le climat de peur et d’autocensure au sein des médias
Le 18 février 2026, cinq journalistes burundais ont été arrêtés à Bujumbura alors qu’ils exerçaient leurs fonctions. Trois d’entre eux — Amani Papy Ndikumana, connu sous le nom de Papy Jamaica, Tchandrou Nitanga, photographe travaillant pour l’Agence France-Presse (AFP), et un assistant de production — couvraient la visite de la commissaire européenne Hadja Lahbib au ministère des Relations extérieures. Ils ont été interrogés puis emmenés au Service national de renseignement (SNR), où leurs téléphones ont été fouillés et confisqués avant qu’ils ne soient libérés le soir même. Les autorités ont invoqué un « tournage illégal » pour justifier leur arrestation.
Le même jour, Olivier Manirambona et Aline Niyonizeye, journalistes du magazine Jimbere, ont été arrêtés alors qu’ils couvraient l’exécution d’une décision de justice dans un litige foncier à Ntahangwa. Malgré leur accréditation, ils ont été détenus à la prison de Ngagara pendant au moins deux nuits, séparés de leurs familles. La détention d’Aline Niyonizeye, mère allaitante, a suscité une indignation générale. Ils ont été provisoirement libérés le 20 février 2026, mais la procédure judiciaire est toujours en cours.
Ces arrestations, bien que temporaires pour certaines, renforcent le climat de peur et d’autocensure au sein des médias. Elles s’inscrivent dans un contexte plus large de pression persistante contre la presse et la société civile au Burundi, marqué par des intimidations, des poursuites judiciaires et des restrictions croissantes. En entravant le travail des journalistes, les autorités portent atteinte à la liberté d’expression et au droit à l’information. Ces événements sont un signe inquiétant du rétrécissement continu de l’espace civique et de l’affaiblissement des garanties démocratiques dans le pays.
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