Event Summary
On 19 January 2026 and 20 January 2026 two major figures in civil society, Marcel Libama (activist, former transitional deputy and teacher) and Simon Ndong Edzo (retired teacher and community leader) were arrested by members of the Gendarmerie and Investigation Directorate (DGR). This arrest follows the 10 December 2025 SOS Education movement national strike to protest against late payment of salaries, lack of school infrastructure and precarious working conditions for teachers. The mobilisation quickly spread from Libreville to several other parts of the country. In this context, Libama and Ndong Edzo lent their support to the movement and were thereafter arrested for doing so. Paced under a committal order on 21 January 2026, they were taken to the Presidency of the Republic and then to the Directorate-General for Counter-Intelligence and Military Security (known as B2).
Under growing pressure from civil society, the authorities were forced to release the two leaders pending trial. These arrests, deemed arbitrary by civil society and trade unions, provoked a strong reaction from human rights defenders; they reinforced the legitimacy of the movement and highlighted the political dimension of the conflict. The arrest of Marcel Libama and Simon Ndong Edzo, emblematic figures in the trade union struggle, was perceived as an attempt to criminalise and silence dissent, and their role was deemed indispensable to the cohesion of the movement and the continuation of dialogue. Far from weakening the movement, these intimidation tactics led to a hardening of the strike, marked by deadlock, immobility and expansion on a national scale. The teachers, meeting in general assemblies and after several unsuccessful mediations, unanimously decided to continue the mobilisation until concrete responses to their demands were obtained, considering the provisional release of the two leaders to be justified.
Arrestations de figures syndicales de l’Éducation nationale au Gabon
Le 19 janvier 2026 et le 20 janvier 2026, deux figures importantes de la société civile, Marcel Libama (militant, ancien député de transition et enseignant) et Simon Ndong Edzo (enseignant à la retraite et leader communautaire) ont été arrêtés par des membres de la gendarmerie et de la Direction générale des enquêtes (DGR). Cette arrestation fait suite à la grève nationale du mouvement SOS Éducation du 10 décembre 2025 pour protester contre le retard dans le paiement des salaires, le manque d’infrastructures scolaires et les conditions de travail précaires des enseignants. La mobilisation s’est rapidement étendue de Libreville à plusieurs autres régions du pays. Dans ce contexte, Libama et Ndong Edzo ont apporté leur soutien au mouvement et ont ensuite été arrêtés pour cette raison. Placés en détention provisoire le 21 janvier 2026, ils ont été conduits à la présidence de la République, puis à la Direction Générale de la Contre-Ingérence et de la Sécurité Militaire (DGCISM), connue sous le nom de B2.
Sous la pression croissante de la société civile, les autorités ont été contraintes de libérer les deux dirigeants dans l’attente de leur procès. Ces arrestations, jugées arbitraires par la société civile et les syndicats, ont provoqué une vive réaction de la part des défenseurs des droits humains ; elles ont renforcé la légitimité du mouvement et mis en évidence la dimension politique du conflit. L’arrestation de Marcel Libama et Simon Ndong Edzo, figures emblématiques de la lutte syndicale, a été perçue comme une tentative de criminaliser et de réduire au silence la dissidence, leur rôle étant jugé indispensable à la cohésion du mouvement et à la poursuite du dialogue. Loin d’affaiblir le mouvement, ces tactiques d’intimidation ont conduit à un durcissement de la grève, marquée par une impasse, une immobilité et une extension à l’échelle nationale. Les enseignants, réunis en assemblées générales et après plusieurs médiations infructueuses, ont décidé à l’unanimité de poursuivre la mobilisation jusqu’à l’obtention de réponses concrètes à leurs revendications, considérant que la libération provisoire des deux dirigeants était justifiée.