On 8 July 2026, the online news outlet L’Éléphant Déchaîné published an investigative report on the controversial eviction of residents from the Koumassi Campement neighborhood in Abidjan. In response, the Governor of the Autonomous District of Abidjan, Cissé Bacongo, initiated a series of actions directly targeting the newspaper’s editorial team. On 13 July, he sent the outlet a right of reply together with a formal notice demanding that it produce evidence within 48 hours, under the threat of legal proceedings. Considering this demand to be contrary to Article 71 of the Press Law, the newspaper referred the matter to the National Press Authority (ANP) on 14 July.
However, the governor followed through on his threat by filing a criminal complaint with the Public Prosecutor. Acting on the prosecutor’s instructions, the Abidjan Police Prefecture summoned the two journalists responsible for the publication, Tiemoko Antoine Assale and Stéphane Bahi, for questioning scheduled for Monday, 3 August 2026. This development marks an unprecedented escalation in the use of the judicial and police apparatus to pressure an investigative media outlet.
Poursuites judiciaires et convocation policière de journalistes suite à la publication d’un dossier sur le déguerpissement de « Koumassi Campement » Abidjan – Côte d’Ivoire.
Le 8 juillet 2026, le média en ligne « L’Éléphant Déchaîné » publie un dossier d’investigation sur le déguerpissement controversé du quartier de Koumassi Campement à Abidjan. En réaction, le gouverneur du District autonome d’Abidjan, Cissé Bacongo, engage une série d’actions visant directement la rédaction. Le 13 juillet, il fait parvenir au journal un droit de réponse accompagné d’une mise en demeure exigeant la production de preuves sous 48 heures, sous la menace d’un recours judiciaire. Le journal, estimant cette exigence contraire à l’article 71 de la loi sur la presse, saisit l’Autorité nationale de la presse (ANP) le 14 juillet.
Cependant, le gouverneur donne suite à sa menace en déposant une plainte pénale auprès du procureur de la République. Sur instructions du parquet, la Préfecture de police d’Abidjan a convoqué les deux journalistes responsables de la publication, Tiemoko Antoine Assale et Stéphane Bahi, pour une audition fixée au lundi 3 août 2026. Cet événement marque une escalade sans précédent dans l’utilisation de l’appareil judiciaire et policier pour contraindre un média d’investigation.