At an extraordinary plenary meeting held on 14 September 2026, Burundi’s National Communications Council (CNC) decided to suspend one of the programmes on Yaga Burundi, presented by the journalist Elie-Nibel Nibigira, for six months. This sanction follows the broadcast on the media outlet’s YouTube channel of an interview with Bonaventure Niyoyankana, a politician who is highly critical of the authorities and a former president of Uprona, the former single party.
This case, which has received little media coverage, constitutes a breach of press freedom. It illustrates the risk of administrative sanctions being imposed on media outlets that give a platform to critical or dissenting voices. Elie-Nibel Nibigira is also frequently targeted by influencers with close ties to the government, suggesting that independent journalists are facing combined pressure, both institutional and online.
This decision may exacerbate self-censorship within newsrooms, reduce media pluralism and restrict the scope for critical political voices to express themselves. It calls for vigilance regarding any further sanctions by the CNC, online smear campaigns against journalists and developments in the situation in Yaga, Burundi.
Le Conseil national de l’audiovisuel suspend pour six mois une émission diffusée sur Yaga Burundi à la suite d’une interview d’une personnalité de l’opposition critique
Lors d’une séance plénière extraordinaire tenue le 14 septembre 2026, le Conseil national de la communication (CNC) du Burundi a décidé de suspendre pour six mois l’une des émissions de Yaga Burundi, présentée par le journaliste Elie-Nibel Nibigira. Cette sanction fait suite à la diffusion, sur la chaîne YouTube de la chaîne, d’une interview de Bonaventure Niyoyankana, homme politique très critique à l’égard des autorités et ancien président de l’Uprona, l’ancien parti unique.
Cette affaire, qui a peu retenu l’attention des médias, constitue une atteinte à la liberté de la presse. Elle illustre le risque de voir des sanctions administratives infligées aux médias qui donnent la parole à des voix critiques ou dissidentes. Elie-Nibel Nibigira est également fréquemment pris pour cible par des influenceurs proches du gouvernement, ce qui laisse penser que les journalistes indépendants sont confrontés à des pressions combinées, tant institutionnelles qu’en ligne.
Cette décision risque d’aggraver l’autocensure au sein des rédactions, de réduire le pluralisme des médias et de limiter la marge de manœuvre des voix politiques critiques. Elle appelle à la vigilance face à d’éventuelles nouvelles sanctions de la part du CNC, aux campagnes de dénigrement en ligne visant les journalistes et à l’évolution de la situation à Yaga, au Burundi.