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Sentencing of Malian journalist Chahana Takiou for critique of the use of Cybercrimes Bill

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On 3 August 2026, the National Cybercrime Unit in Bamako sentenced the Malian journalist Chahana Takiou, editor-in-chief of the bi-weekly newspaper Le 22 Septembre, to twelve months’ imprisonment, six months to be served and six months suspended, along with a fine of 500,000 FCFA. He was prosecuted for “undermining the State’s credibility through the judicial system”, after criticising, at the Pan-African Media Forum held in Bamako in early June 2026, the use of the cybercrime law rather than the press offences regime to try a fellow journalist.

Placed under a remand order on 8 June 2026, he spent nearly two months in pre-trial detention ahead of his trial, despite a request for provisional release on health grounds being rejected by the public prosecutor’s office. The journalist decided not to appeal against this decision to the Court of Appeal, the court of second instance. His release, following the completion of his custodial sentence, is due to take place on 8 December 2026, unless a presidential pardon is granted before that date.

Reporters Without Borders has condemned an arbitrary detention that forms part of a continuing deterioration in the conditions under which the press operates during the current transition. The Malian Press Association has stated that these proceedings tarnish the image of the judiciary, the press and the country. This condemnation is the latest in a series of prosecutions targeting Malian journalists and reinforces concerns that cybercrime legislation is being used to restrict press freedom and pluralism in public debate in Mali.

Condamnation du journaliste malien Chahana Takiou pour avoir critiqué le projet de loi sur la cybercriminalité

Le 3 août 2026, la Cellule nationale de lutte contre la cybercriminalité de Bamako a condamné le journaliste malien Chahana Takiou, rédacteur en chef de l’hebdomadaire Le 22 Septembre, à douze mois d’emprisonnement, dont six mois fermes et six mois avec sursis, ainsi qu’à une amende de 500 000 FCFA. Il a été poursuivi pour « atteinte à la crédibilité de l’État par le biais du système judiciaire », après avoir critiqué, lors du Forum panafricain des médias qui s’est tenu à Bamako début juin 2026, le recours à la loi sur la cybercriminalité plutôt qu’au régime des délits de presse pour juger un confrère journaliste.

Placé en détention provisoire le 8 juin 2026, il a passé près de deux mois en détention préventive dans l’attente de son procès, bien qu’une demande de libération provisoire pour raisons de santé ait été rejetée par le parquet. Le journaliste a décidé de ne pas faire appel de cette décision devant la Cour d’appel, juridiction de deuxième instance. Sa libération, à l’issue de sa peine privative de liberté, devrait avoir lieu le 8 décembre 2026, à moins qu’une grâce présidentielle ne lui soit accordée avant cette date.

Reporters sans frontières a condamné une détention arbitraire qui s’inscrit dans le cadre d’une détérioration continue des conditions d’exercice de la presse pendant la transition actuelle. L’Association malienne de la presse a déclaré que ces poursuites ternissaient l’image de la justice, de la presse et du pays. Cette condamnation est la dernière d’une série de poursuites visant des journalistes maliens et renforce les craintes que la législation sur la cybercriminalité ne soit utilisée pour restreindre la liberté de la presse et le pluralisme du débat public au Mali.

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