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Refusal to release CSO employees from pre-trial detention

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Event Summary

Following recent court hearings in Tunis, the court has rejected the applications for release submitted by Saadia Mosbah and Saloua Grissa, thereby keeping the two activists in pre-trial detention. The hearing concerning Saadia Mosbah took place on 3 March 2026. Mosbah is charged with “money laundering” as well as other financial-related charges, in addition to the offense of forming a criminal conspiracy. During the hearing, the defence submitted a request for her release pending the outcome of the legal proceedings. However, the court decided to reject this request, thereby extending his detention.

In the case of Saloua Grissa, where criminal investigations have been opened against Grissa and her association, the hearing took place on 10 March 2026. At this hearing, too, the lawyers requested her release on bail pending the remainder of the trial. The court nevertheless rejected this request and ordered that she remain in custody.  These decisions mean that the two activists will remain in custody whilst legal proceedings continue, pending the next stages of their cases before the Tunisian courts. This situation continues to be closely monitored by certain civil society groups and human rights organisations. Members of civil society, activists and relatives of the detainees had also organised peaceful gatherings outside the court in Tunis and Bizerte during the hearings.

This refusal to release the two activists runs counter to the recent release of a number of civil society activists who had been in detention since 2024 (Chérifa Riahi, Ahmed Souab, Mohamed Jouu, etc.). This refusal fuels civil society’s fear of a renewed escalation of legal cases against civil society actors, especially given the latest arrests on March 6, 2026, of civil society activists working with the Global Flotilla. Indeed, civil society had interpreted the multiple releases of civil society activists during the January–March 2026 period as a sign of the government’s softening stance toward civil society and had hoped that this trend would extend to the last two civil society activists, Saadia Mosbeh and Saloua Grisaa, especially since the money laundering charges were reportedly dropped.

Refus de libérer les employés de la CSO placés en détention provisoireÀ la suite des récentes audiences tenues à Tunis, le tribunal a rejeté les demandes de mise en liberté présentées par Saadia Mosbah et Saloua Grissa, maintenant ainsi les deux militantes en détention provisoire. L’audience concernant Saadia Mosbah s’est tenue le 3 mars 2026. Mme Mosbah est accusée de « blanchiment d’argent » ainsi que d’autres chefs d’accusation d’ordre financier, en plus du délit de formation d’une association de malfaiteurs. Au cours de l’audience, la défense a déposé une demande de mise en liberté provisoire dans l’attente de l’issue de la procédure judiciaire. Cependant, le tribunal a décidé de rejeter cette demande, prolongeant ainsi sa détention.Dans le cas de Saloua Grissa, où une enquête pénale a été ouverte à l’encontre de Mme Grissa et de son association, l’audience s’est tenue le 10 mars 2026. Lors de cette audience également, les avocats ont demandé sa mise en liberté sous caution dans l’attente de la suite de la procédure. Le tribunal a néanmoins rejeté cette demande et ordonné son maintien en détention. Ces décisions signifient que les deux militantes resteront en détention pendant la durée de la procédure judiciaire, dans l’attente des prochaines étapes de leurs affaires devant les tribunaux tunisiens. Cette situation continue d’être suivie de près par certains groupes de la société civile et organisations de défense des droits humains. Des membres de la société civile, des militants et des proches des détenues avaient par ailleurs organisé des rassemblements pacifiques devant le tribunal à Tunis et à Bizerte lors des audiences.

Ce refus de libération des deux activistes vient en contre courant des récentes libération d’un nombre d’acteurs de la société civile en détention depuis 2024 (Chérifa riahi, Ahmed Souab, Mohamed Jouu…). Ce refus maintient la crainte chez la société civile d’une ré-escalation des affaires judiciaires contre les acteurs civils surtout si nous tenons en compte les dernières arrestations du 06 mars 2026 d’activistes civils œuvrant dans le cadre du Global Flottille (ce dernier point fera l’objet du prochain alerte). En effet la société civile avait interpréter les multiples libération d’acteurs civils durant la période du janvier -mars 2026 comme un signe d’apaisement du pouvoir à l’encontre de la société civile et avait espérer que cette tendance inclurait les deux dernières de la société civile Saadia Mosbeh et Saloua Grisaa surtout que les accusations de blanchiment d’argent seraient abandonner.

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