On Monday 14 September 2026, Mali’s National Cybercrime Unit handed down its verdict in the case of Abderhamane Keïta, editor-in-chief of the weekly newspaper Le Témoin. After nearly three months in pre-trial detention since 9 June 2026, the journalist was found guilty and sentenced to two years’ imprisonment, together with a fine of one million CFA francs in damages. Proceedings were brought on the basis of two counts ‘an offence of a regionalist nature aimed at undermining national unity and the reputation of the State’ and ‘the publication and dissemination of false and misleading information with the intention that such information be regarded as authentic via an information system’.
The allegations against the journalist date back to 4 June 2026, when he appeared on the television programme “ Le Grand Jury ”, broadcast on Renouveau TV. During the programme, Abderhamane Keïta claimed that the town of Kidal was “administered” by Iyad Ag Ghali, leader of the Group for the Support of Islam and Muslims (JNIM), an Al-Qaeda-affiliated group. These remarks were made against the backdrop of a major security crisis in which JNIM and the Azawad Liberation Front (FLA) had launched co-ordinated attacks, resulting in the loss of Kidal by the Malian army and the assassination of the Minister of Defence.
At the hearing on the merits held on 7 September 2026, the journalist had denied the charges and stated that he had had no intention of disseminating false information. The defence had called for an acquittal, whilst the prosecution had sought a three-year prison sentence, two years of which were to be served. The court ultimately imposed a two-year sentence to be served. Following the verdict, his lawyers announced their intention to submit an appeal.
Le journaliste Abderhamane Keïta a été condamné à deux ans d’emprisonnement par l’Unité nationale de lutte contre la cybercriminalité
Le lundi 14 septembre 2026, la Cellule nationale de lutte contre la cybercriminalité du Mali a rendu son verdict dans l’affaire Abderhamane Keïta, rédacteur en chef de l’hebdomadaire Le Témoin. Après près de trois mois de détention préventive depuis le 9 juin 2026, le journaliste a été reconnu coupable et condamné à deux ans d’emprisonnement, ainsi qu’à une amende d’un million de francs CFA à titre de dommages-intérêts. La procédure avait été engagée sur la base de deux chefs d’accusation : « un délit à caractère régionaliste visant à porter atteinte à l’unité nationale et à la réputation de l’État » et « la publication et la diffusion d’informations fausses et trompeuses dans l’intention que ces informations soient considérées comme authentiques via un système d’information ».
Les accusations portées contre le journaliste remontent au 4 juin 2026, date à laquelle il est intervenu dans l’émission télévisée « Le Grand Jury », diffusée sur Renouveau TV. Au cours de l’émission, Abderhamane Keïta a affirmé que la ville de Kidal était « administrée » par Iyad Ag Ghali, chef du Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (JNIM), un groupe affilié à Al-Qaïda. Ces propos ont été tenus dans le contexte d’une grave crise sécuritaire au cours de laquelle le JNIM et le Front de libération de l’Azawad (FLA) avaient lancé des attaques coordonnées, entraînant la perte de Kidal par l’armée malienne et l’assassinat du ministre de la Défense.
Lors de l’audience au fond qui s’est tenue le 7 septembre 2026, le journaliste avait nié les faits qui lui étaient reprochés et déclaré qu’il n’avait nullement eu l’intention de diffuser de fausses informations. La défense avait requis l’acquittement, tandis que l’accusation avait demandé une peine de trois ans d’emprisonnement, dont deux ans fermes. Le tribunal a finalement prononcé une peine de deux ans fermes. À l’issue du verdict, ses avocats ont fait part de leur intention de faire appel.