On 26 May 2026, Dr Munir Saghir, an Algerian researcher, has been placed in pre-trial detention by order of the investigating judge at the Court of Oran following posts on social media. He is the subject of a criminal investigation based on two charges: advocating for an organisation classified as subversive (Article 87 bis of the Algerian Penal Code) and publishing content likely to harm the national interest (Article 96 of the Penal Code). This incident illustrates an alarming and growing trend by the Algerian authorities to broaden the scope of criminal prosecutions against academic and intellectual voices. Instead of remaining natural spaces for debate and dialogue, universities and forums of thought are becoming pathways to judicial investigations and imprisonment.
Le Dr Munir Saghir placé en détention provisoire pour des publications controversées sur Internet
Le 26 mai 2026, le Dr Munir Saghir, chercheur algérien, a été placé en détention provisoire sur décision du juge d’instruction du tribunal d’Oran à la suite de publications sur les réseaux sociaux. Il fait l’objet d’une enquête pénale pour deux chefs d’accusation : apologie d’une organisation classée comme subversive (article 87 bis du Code pénal algérien) et publication de contenus susceptibles de porter atteinte à l’intérêt national (article 96 du Code pénal). Cet incident illustre une tendance alarmante et croissante des autorités algériennes à élargir le champ des poursuites pénales à l’encontre des voix universitaires et intellectuelles. Au lieu de rester des espaces naturels de débat et de dialogue, les universités et les forums de réflexion deviennent des voies menant à des enquêtes judiciaires et à l’emprisonnement.