On 22 August 2026, the journalist Claude Kashonga, Director of Bukavu FM radio (90.9 MHz), was suspended by the National Press Union of the Congo (UNPC/South Kivu) and the Higher Council for Audiovisual and Communication (CSAC/South Kivu). The decision, signed by Darius Kitoka and Emmanuel Mbilizi Bafa – both of whom have close ties to the armed movement AFC/M23 – imposes a 45-day suspension on the journalist, as well as a 30-day suspension of his political programme “Samedi Miracle”. One of the guests on the most recent programme, Blaise Maseka, a political figure, has also been banned from speaking in the media for a period of three months.
This sanction follows the broadcast of 15 August 2026, during which Blaise Maseka had stated, live on air, that the AFC/M23 had committed several ‘violations’, including the eviction from her home in Muhumba of a 96-year-old woman – the mother of former minister Claude Nyamugabo – to make way for a senior member of the movement. The journalist had asked his guest to retract his remarks due to a lack of evidence, which he did. A second guest, Mr Kazemire Byamungu, a member of the AFC/M23 and presented as the occupant of the house in question, offered a conflicting account, thereby ensuring a balanced debate.
On 19 August, all media directors were urgently and compulsorily summoned by the ‘governor’ of the AFC/M23, Patrick Busu Bwa Ngwi, to a meeting which, we have learnt, was characterised by ‘pressure and threats’. According to information gathered by PPI, Claude Kashonga was even threatened with arrest and only escaped detention thanks to the intervention of his fellow journalists, who pleaded his case on the spot.
The meeting, which began at 1.00 pm, ended at 7.00 pm with “resolutions” stating that the journalist and his programme were automatically suspended. On 22 August, these sanctions were formalised in a letter signed “jointly” by the UNPC and the CSAC. In the same letter, the guest, Blaise Maseka, was handed a three-month ban on any media appearances in areas under AFC/M23 occupation. PPI has learnt that, should these sanctions not be complied with, Bukavu FM’s signal would be cut off and further, more severe sanctions would follow. Today, the journalist is no longer working. He lives in fear and fears for his safety.
Bukavu : Suspension du journaliste Claude Kashonga, directeur de la radio Bukavu FM, et de son émission « Samedi miracle » par l’AFC/M23
Le 22 août 2026, le journaliste Claude Kashonga, directeur de la radio Bukavu FM (90,9 MHz), a été suspendu par l’Union nationale de la presse du Congo (UNPC/Sud-Kivu) et le Conseil supérieur de l’audiovisuel et de la communication (CSAC/Sud-Kivu). Cette décision, signée par Darius Kitoka et Emmanuel Mbilizi Bafa – tous deux étroitement liés au mouvement armé AFC/M23 –, impose une suspension de 45 jours au journaliste, ainsi qu’une suspension de 30 jours de son émission politique « Samedi Miracle ». L’un des invités de la dernière émission, Blaise Maseka, une personnalité politique, s’est également vu interdire de s’exprimer dans les médias pendant une période de trois mois.
Cette sanction fait suite à l’émission du 15 août 2026, au cours de laquelle Blaise Maseka avait déclaré, en direct, que l’AFC/M23 avait commis plusieurs « violations », notamment l’expulsion de son domicile à Muhumba d’une femme de 96 ans – la mère de l’ancien ministre Claude Nyamugabo – afin de faire place à un membre haut placé du mouvement. Le journaliste avait demandé à son invité de revenir sur ses propos faute de preuves, ce qu’il a fait. Un deuxième invité, M. Kazemire Byamungu, membre de l’AFC/M23 et présenté comme l’occupant de la maison en question, a donné une version contradictoire, garantissant ainsi l’équilibre du débat.
Le 19 août, tous les directeurs de médias ont été convoqués d’urgence et de manière obligatoire par le « gouverneur » de l’AFC/M23, Patrick Busu Bwa Ngwi, à une réunion qui, d’après ce que nous avons appris, a été marquée par des « pressions et des menaces ». Selon les informations recueillies par le PPI, Claude Kashonga a même été menacé d’arrestation et n’a échappé à la détention que grâce à l’intervention de ses confrères journalistes, qui ont plaidé sa cause sur place.
La réunion, qui a débuté à 13 h, s’est terminée à 19 h par l’adoption de « résolutions » stipulant que le journaliste et son émission étaient automatiquement suspendus. Le 22 août, ces sanctions ont été officialisées dans une lettre signée « conjointement » par l’UNPC et le CSAC. Dans cette même lettre, l’invité, Blaise Maseka, s’est vu infliger une interdiction de trois mois de toute apparition dans les médias dans les zones occupées par l’AFC/M23. PPI a appris que, si ces sanctions n’étaient pas respectées, le signal de Bukavu FM serait coupé et que d’autres sanctions plus sévères s’ensuivraient. Aujourd’hui, le journaliste ne travaille plus. Il vit dans la peur et craint pour sa sécurité.