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Reporters Without Borders visit two jailed journalists and reports difficult prison conditions

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Beninese journalists Hugues Comlan Sossoukpè and Ali Moumouni have been detained since July 2025. Hugues Comlan Sossoukpè, founder of the investigative media outlet Olofofo and a refugee in Togo after receiving threats, was arrested in Abidjan (Côte d’Ivoire) on 10 July 2025, then handed over to the Beninese authorities without any legal extradition proceedings. Ali Moumouni, a former journalist with Canal 3 suspected of collaborating with Olofofo, was arrested in Cotonou six days later. Both are being prosecuted for cyber-harassment, incitement to violence, rebellion and glorification of terrorism, in connection with their journalistic activities.

On 30 September 2026, a delegation from Reporters Without Borders (RSF) visited them in prison. It noted worrying conditions of detention: a lack of medical care for Hugues Comlan Sossoukpè, who suffers from asthma and eye problems; no access to information; severely restricted family visits; and the absence of an emergency alarm system in his cell. Ali Moumouni shares a cell of approximately 16 m² with eight other prisoners. Hugues Comlan Sossoukpè’s application for bail was rejected on 24 August 2026.

RSF met with the Minister for Communication and called for the procedures to be expedited, for the suspensions imposed on independent media outlets to be lifted, and for the reform of the Digital Code, which allows journalists to be imprisoned despite the decriminalisation of press offences. Benin has fallen 21 places in the 2026 World Press Freedom Index (113th out of 180).

 

RSF constate des conditions de détention difficiles pour deux journalistes emprisonnés

Les journalistes béninois Hugues Comlan Sossoukpè et Ali Moumouni sont détenus depuis juillet 2025. Fondateur du média d’investigation Olofofo et réfugié au Togo après avoir reçu des menaces, Hugues Comlan Sossoukpè a été arrêté à Abidjan (Côte d’Ivoire) le 10 juillet 2025, puis remis aux autorités béninoises en dehors de toute procédure légale d’extradition. Ali Moumouni, ancien journaliste de Canal 3 soupçonné de collaborer avec Olofofo, a été arrêté à Cotonou six jours plus tard. Tous deux sont poursuivis pour harcèlement par voie informatique, incitation à la violence, rébellion et apologie du terrorisme, en lien avec leur activité journalistique.

Le 30 septembre 2026, une délégation de Reporters sans frontières (RSF) leur a rendu visite en prison. Elle a relevé des conditions de détention préoccupantes : absence de suivi médical pour Hugues Comlan Sossoukpè, qui souffre d’asthme et de troubles oculaires, aucun accès à l’information, visites familiales très restreintes et absence de dispositif d’alerte d’urgence dans sa cellule. Ali Moumouni partage une cellule d’environ 16 m² avec huit autres détenus. La demande de liberté provisoire de Hugues Comlan Sossoukpè a été rejetée le 24 août 2026.

RSF a rencontré la ministre de la Communication et demandé l’accélération des procédures, la levée des suspensions visant des médias indépendants et la réforme du Code du numérique, qui permet d’emprisonner des journalistes malgré la dépénalisation des délits de presse. Le Bénin a reculé de 21 places au Classement mondial de la liberté de la presse 2026 (113e sur 180).

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