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Threat of excluding certain critical voices from the media by the HAAC president during the political truce

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On 17 September 2026, in Cotonou, Édouard Cocou Loko, President of Benin’s High Authority for Audiovisual and Communication (HAAC), opened the institution’s second ordinary session of 2026. In his address, he took the opportunity to review media conduct during the political truce established by the constitutional amendment of 15 December 2025.

He praised newsrooms that had prioritized topics of public interest. He also issued a warning to the “professionals of insults and tirades,” stating that they have the right to exist, but “must not exist in the media.” He added that the HAAC was returning “with a firmer hand than ever.” He also expressed satisfaction with the institution’s cooperation with the Special Prosecutor attached to the Court for the Repression of Economic Offenses and Terrorism (CRIET).

These remarks raise concerns in light of Article 19 of the International Covenant on Civil and Political Rights and Article 9 of the African Charter on Human and Peoples’ Rights. The criteria invoked are vague and lack any precise legal definition. They target individuals based on the tone of their statements rather than on illegal content. They risk encouraging self-censorship and restricting political debate in the media. The reference to the CRIET also raises questions about the regulator’s independence.

These statements come shortly after the 1 September 2026, letter from the Committee to Protect Journalists (CPJ), which denounced the HAAC’s repeated suspensions of media outlets and journalists.

Menace d’exclusion des médias de certaines voix critiques par le président de la HAAC pendant la trêve politique

Le 17 septembre 2026, à Cotonou, Édouard Cocou Loko, président de la Haute Autorité de l’Audiovisuel et de la Communication (HAAC) du Bénin, a ouvert la deuxième session ordinaire de l’institution pour l’année 2026. Il a profité de son discours pour faire le bilan du comportement des médias pendant la trêve politique, instaurée par la révision constitutionnelle du 15 décembre 2025.

Il a salué les rédactions qui ont privilégié les sujets d’intérêt général. Il a aussi lancé un avertissement aux « professionnels des invectives et des diatribes » : selon lui, ils ont le droit d’exister, mais « ne doivent pas exister dans les médias ». Il a ajouté que la HAAC revenait « la main plus ferme que jamais ». Il s’est également félicité de la collaboration de l’institution avec le procureur spécial près la CRIET.

Ces propos soulèvent des préoccupations au regard de l’article 19 du Pacte international relatif aux droits civils et politiques et de l’article 9 de la Charte africaine. Les critères invoqués sont vagues et ne reposent sur aucune définition légale précise. Ils visent des personnes en raison du ton de leurs propos, et non des contenus illégaux. Ils risquent d’encourager l’autocensure et de restreindre le débat politique dans les médias. La référence à la CRIET interroge aussi l’indépendance du régulateur.

Ces déclarations interviennent peu après la lettre du 1er septembre 2026 du Comité pour la protection des journalistes (CPJ). Celui-ci y dénonçait les suspensions répétées de médias et de journalistes par la HAAC.

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