On 17 September 2026, the High Authority for Communication (Haute Autorité de la Communication, HAC) banned the broadcasting of France 24 throughout Guinea, with immediate effect. The decision followed the use, on 14 September, of the expression “putschist president” to refer to Mamadi Doumbouya. France 24 acknowledged the error , issued an apology, and stated that an on-air correction would be made. Nevertheless, the HAC maintained the sanction, citing, among other reasons, the continued availability of the content in question on certain digital channels.
This measure came one day after the withdrawal of the accreditation of Diawo Barry , Jeune Afrique’s correspondent in Guinea. The HAC cited repeated breaches of ethical and professional standards, as well as reporting that it considered insufficiently objective, neutral, and balanced. Jeune Afrique disputes these grounds , arguing that the decision does not sufficiently specify the alleged violations and calling on the HAC to reconsider it.
The succession of these two decisions targeting international media outlets comes amid previous restrictive measures taken by the HAC and Guinean authorities against several national and international media organizations. In July 2025, the HAC had notably protested against a France 24 investigation, while several Guinean media outlets were subsequently suspended.
This development directly affects freedom of expression and the protection of journalists. It also raises concerns regarding media pluralism and the conditions under which media outlets can fulfil their role in reporting on and scrutinizing public authorities.
Interdiction de France 24 et retrait de l’accréditation du correspondant de Jeune Afrique
Le 17 septembre 2026, la Haute Autorité de la Communication (HAC) a interdit, avec effet immédiat, la diffusion de France 24 sur l’ensemble du territoire guinéen. La décision fait suite à l’utilisation, le 14 septembre, de l’expression « président putschiste » pour désigner Mamadi Doumbouya. France 24 a reconnu une erreur, annoncé des excuses et indiqué qu’une rectification serait faite à l’antenne. La HAC a néanmoins maintenu la sanction, notamment en raison du maintien du contenu incriminé sur certains canaux numériques.
Cette mesure intervient un jour après le retrait de l’accréditation de Diawo Barry, correspondant de Jeune Afrique en Guinée. La HAC invoque des manquements répétés aux règles éthiques et déontologiques, ainsi qu’un traitement de l’information jugé insuffisamment objectif, neutre et équilibré. Jeune Afrique conteste ces motifs, estimant que la décision ne précise pas suffisamment les faits reprochés et demande à la HAC de la reconsidérer.
La succession de ces deux décisions visant des médias internationaux intervient alors que la HAC et les autorités guinéennes ont déjà pris des mesures restrictives à l’encontre de plusieurs médias nationaux et internationaux. En juillet 2025, la HAC avait notamment protesté contre une enquête de France 24, tandis que plusieurs médias guinéens avaient par la suite fait l’objet de suspensions.
L’évolution affecte directement la liberté d’expression et la protection des journalistes. Elle soulève également des enjeux concernant le pluralisme de l’information et les conditions dans lesquelles les médias peuvent exercer leur rôle de couverture et de contrôle de l’action publique.