The Central Africa Human Rights Defenders Network (REDHAC), a human rights organisation based in Douala, has faced sustained administrative and judicial pressure since December 2024. On 6 December 2024, the Minister of Territorial Administration ordered the suspension of REDHAC for three months, citing alleged “illicit” or “unexplained” financing and non-compliance with legal requirements. The organisation’s offices were subsequently sealed, preventing REDHAC from accessing its premises and documents.
REDHAC’s leadership, including Executive Director Maximilienne Ngo Mbe and Co-Chair Alice Nkom, subsequently became subject to judicial proceedings in connection with the closure of the organisation. The two human rights defenders face allegations including “breaking seals” and “rebellion”, while Ngo Mbe has also been accused of refusing to comply with a summons. The proceedings have been repeatedly postponed since April 2025. Hearings took place on 7 April, 4 August, 6 October and 1 December 2025, and on 16 March, 6 April and 4 May 2026, with the case repeatedly postponed. These delays should be characterized as contributing to continued judicial harassment of the CSO leadership.
On 6 July 2026, the case returned before the Douala-Bonanjo Court of First Instance for what was expected to be a hearing involving the Public Prosecutor’s submissions and defence pleadings. However, the Sub-Prefect of Douala 1st and the usual representative of the Public Prosecutor were reportedly absent. When the Public Prosecutor’s representative was given the floor, he stated that the REDHAC case file could not be located among the files in his possession. The hearing was consequently postponed again, this time to 7 September 2026, for the Public Prosecutor’s submissions and the defence’s pleadings.
These latest developments represent a further delay in proceedings that have already been repeatedly adjourned and can be characterized as contributing to continued judicial harassment of the activists.
Le procès contre les dirigeants de l’OSC à nouveau reporté
Le Réseau des défenseurs des droits humains en Afrique centrale (REDHAC), une organisation de défense des droits humains basée à Douala, fait l’objet de pressions administratives et judiciaires persistantes depuis décembre 2024. Le 6 décembre 2024, le ministre de l’Administration territoriale a ordonné la suspension du REDHAC pour une durée de trois mois, invoquant des financements prétendument « illicites » ou « inexpliqués » ainsi que le non-respect des exigences légales. Les bureaux de l’organisation ont ensuite été scellés, empêchant le REDHAC d’accéder à ses locaux et à ses documents.
Les dirigeants du REDHAC, notamment sa directrice exécutive Maximilienne Ngo Mbe et la coprésidente de son conseil d’administration, Alice Nkom, ont par la suite fait l’objet de poursuites judiciaires en lien avec la fermeture de l’organisation. Les deux défenseures des droits humains sont accusées notamment de « bris de scellés » et de « rébellion », tandis que Ngo Mbe est également accusée d’avoir refusé de répondre à une convocation. La procédure a été reportée à plusieurs reprises depuis avril 2025. Des audiences se sont tenues les 7 avril, 4 août, 6 octobre et 1er décembre 2025, ainsi que les 16 mars, 6 avril et 4 mai 2026, le dossier ayant été systématiquement renvoyé. Ces reports doivent être considérés comme contribuant à la poursuite du harcèlement judiciaire dont fait l’objet la direction de l’OSC.
Le 6 juillet 2026, l’affaire a été de nouveau examinée devant le Tribunal de première instance de Douala-Bonanjo, pour une audience qui devait porter sur les réquisitions du ministère public et les plaidoiries de la défense. Toutefois, le sous-préfet de Douala 1er ainsi que le représentant habituel du ministère public étaient, selon les informations rapportées, absents. Lorsque la parole lui a été donnée, le représentant du ministère public a indiqué que le dossier du REDHAC ne pouvait pas être retrouvé parmi les dossiers en sa possession. L’audience a par conséquent été à nouveau reportée, cette fois au 7 septembre 2026, pour les réquisitions du ministère public et les plaidoiries de la défense.
Ces derniers développements constituent un nouveau retard dans une procédure qui a déjà fait l’objet de reports répétés et peuvent être considérés comme contribuant à la poursuite du harcèlement judiciaire visant les militantes.