On 17 August 2026, the Criminal Division of the Bamako Court of Appeal sentenced radio presenter Mohamed Youssouf Bathily, known as Ras Bath, a well-known figure in Malian public debate and leader of the Collective for the Defence of the Republic (CDR), as well as the activist Rokia Doumbia, known as Rose Vie Chère or Rose Poivron, who campaigns against the high cost of living, to ten years’ imprisonment each, of which three years were suspended, leaving seven years’ imprisonment to be served, along with a fine of 240,000 FCFA each. The two figures were prosecuted for “ criminal conspiracy and undermining the credibility of the State through the use of information and communication technologies ”.
The case stems from remarks made in 2023, when Ras Bath referred to the possible assassination of former Prime Minister Soumeylou Boubèye Maïga, who died in custody. Detained since March 2023, the two defendants have had their detention described as arbitrary by the Observatory for the Protection of Human Rights Defenders, the FIDH and the OMCT. Following the verdict, the defence also denounced a breach of the ‘non bis in idem’ principle, a fundamental principle of criminal law, according to which a person may not be prosecuted or convicted twice for the same offence. They announced their intention to lodge an appeal to the Supreme Court to challenge the decision handed down by the Court of Appeal. The president of the Mali Human Rights Defenders Network, for his part, criticised the severity of the sentence handed down.
This conviction comes at a time of growing concern over freedom of expression and civic space in Mali and could heighten fears regarding the pressure being exerted on critical voices.
Mali : condamnation de Ras Bath et de Rose Vie Chère à dix ans de réclusion criminelle
Le 17 août 2026, la chambre pénale de la Cour d’appel de Bamako a condamné le présentateur de radio Mohamed Youssouf Bathily, dit Ras Bath, figure emblématique du débat public malien et dirigeant du Collectif pour la défense de la République (CDR), ainsi que la militante Rokia Doumbia, connue sous les noms de Rose Vie Chère ou Rose Poivron, qui milite contre le coût élevé de la vie, à dix ans d’emprisonnement chacun, dont trois ans avec sursis, soit sept ans d’emprisonnement fermes, ainsi qu’à une amende de 240 000 FCFA chacun. Ces deux personnalités ont été poursuivies pour « association de malfaiteurs et atteinte à la crédibilité de l’État par le biais des technologies de l’information et de la communication ».
Cette affaire trouve son origine dans des déclarations faites en 2023, lorsque Ras Bath avait évoqué l’éventuel assassinat de l’ancien Premier ministre Soumeylou Boubèye Maïga, décédé en détention. Détenus depuis mars 2023, les deux prévenus ont vu leur détention qualifiée d’arbitraire par l’Observatoire pour la protection des défenseurs des droits de l’homme, la FIDH et l’OMCT. À la suite du verdict, la défense a également dénoncé une violation du principe « non bis in idem », un principe fondamental du droit pénal selon lequel une personne ne peut être poursuivie ou condamnée deux fois pour la même infraction. Elle a annoncé son intention de former un pourvoi devant la Cour de cassation afin de contester la décision rendue par la Cour d’appel. Le président du Réseau des défenseurs des droits de l’homme du Mali a, pour sa part, critiqué la sévérité de la peine prononcée.
Cette condamnation intervient dans un contexte d’inquiétude croissante concernant la liberté d’expression et l’espace civique au Mali et pourrait raviver les craintes quant aux pressions exercées sur les voix critiques.