In Bukavu, the capital of South Kivu province in the east of the Democratic Republic of the Congo, press freedom is under serious threat from the Alliance Fleuve Congo/Mouvement du 23 mars (AFC/M23) rebel group, an armed group backed by Rwanda and responsible for serious violations of human rights.
On Wednesday 19 August 2026, Mr Patrick Busu Bwa Ngwi, the “governor” appointed by the AFC/M23 in South Kivu, suspended all political debate programmes on media outlets operating in areas under his control. He announced this decision verbally at a compulsory meeting convened the day before, which all media executives were required to attend. In addition to banning political debates, Busu Bwa Ngwi has also prohibited the dissemination of any information originating from Kinshasa, regardless of the subject matter. Conversely, he has instructed all media organisations operating in the occupied areas to report exclusively on the activities of the AFC/M23 movement.
The media have also been banned from covering the activities of national MPs or any other prominent figures from the province living in areas under the authority of the Congolese government. Instead, they are encouraged to focus on issues such as peace, social cohesion, the environment, health, education and other topics deemed ‘compatible’ with the AFC/M23’s vision. For each programme, the media must now obtain a “programme presenter’s licence” from the governor’s communications unit, in collaboration with Radio Télévision Nationale Congolaise (RTNC), a Bukavu-based station currently under the control of the AFC/M23. The “governor” has also threatened sanctions against any media organisation that fails to comply with these directives.
Est de la RDC: Musèlement de la presse au Sud-Kivu par le mouvement armé AFC/M23
À Bukavu, capitale de la province du Sud-Kivu, à l’est de la République démocratique du Congo, la liberté de la presse est gravement menacée par le groupe rebelle Alliance Fleuve Congo/Mouvement du 23 mars (AFC/M23), un groupe armé soutenu par le Rwanda et responsable de graves violations des droits de l’homme.
Le mercredi 19 août 2026, M. Patrick Busu Bwa Ngwi, le « gouverneur » nommé par l’AFC/M23 au Sud-Kivu, a suspendu toutes les émissions de débat politique diffusées par les médias opérant dans les zones sous son contrôle. Il a annoncé cette décision oralement lors d’une réunion obligatoire convoquée la veille, à laquelle tous les responsables des médias étaient tenus d’assister. Outre l’interdiction des débats politiques, Busu Bwa Ngwi a également interdit la diffusion de toute information provenant de Kinshasa, quel qu’en soit le sujet. À l’inverse, il a donné pour consigne à tous les médias opérant dans les zones occupées de ne rendre compte que des activités du mouvement AFC/M23.
Il a également été interdit aux médias de couvrir les activités des députés nationaux ou de toute autre personnalité éminente de la province résidant dans des zones placées sous l’autorité du gouvernement congolais. Ils sont en revanche encouragés à se concentrer sur des questions telles que la paix, la cohésion sociale, l’environnement, la santé, l’éducation et d’autres sujets jugés « compatibles » avec la vision de l’AFC/M23. Pour chaque émission, les médias doivent désormais obtenir une « licence de présentateur d’émission » auprès du service de communication du gouverneur, en collaboration avec la Radio Télévision Nationale Congolaise (RTNC), une chaîne basée à Bukavu et actuellement sous le contrôle de l’AFC/M23. Le « gouverneur » a également menacé de sanctions tout organe de presse qui ne se conformerait pas à ces directives.