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Wafia Tidjani five years prison sentence and the misuse of anti-terrorism legislation against online expression

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On 22 April 2026, Wafia Tidjani  was sentenced to five years’ imprisonment, in a case that raises serious concerns about the climate for civil society in Algeria. This sentence is based on extremely serious charges, notably relating to terrorism, conspiracy against the nation, undermining national unity and incitement to separatism, whereas the evidence cited concerns exchanges and posts on Facebook as well as non-violent forms of expression and engagement. This case once again illustrates the use of particularly serious criminal charges to suppress critical expression online and punish forms of civic engagement and solidarity. It sends a deterrent message to all human rights defenders, activists, volunteers, those engaged in humanitarian work and civil society actors. The outpouring of solidarity surrounding this case shows that it is seen as emblematic of a continuing narrowing of civic space and a worrying use of the law to silence independent voices. An appeal has been announced by the defence.

Wafia Tidjani condamnée à cinq ans de prison et l’utilisation abusive de la législation antiterroriste contre la liberté d’expression en ligne

Le 22 avril 2026, Wafia Tidjani a été condamnée à cinq ans d’emprisonnement, dans une affaire qui soulève de graves inquiétudes quant au climat dans lequel évolue la société civile en Algérie. Cette condamnation repose sur des chefs d’accusation extrêmement graves, notamment liés au terrorisme, au complot contre la nation, à l’atteinte à l’unité nationale et à l’incitation au séparatisme, alors que les preuves invoquées concernent des échanges et des publications sur Facebook ainsi que des formes non violentes d’expression et d’engagement. Cette affaire illustre une fois de plus le recours à des accusations pénales particulièrement graves pour réprimer les expressions critiques en ligne et sanctionner des formes d’engagement civique et de solidarité. Elle envoie un message dissuasif à tous les défenseurs des droits humains, militants, bénévoles, personnes engagées dans l’action humanitaire et acteurs de la société civile. L’élan de solidarité suscité par cette affaire montre qu’elle est perçue comme emblématique d’un rétrécissement continu de l’espace civique et d’un recours inquiétant à la loi pour réduire au silence les voix indépendantes. La défense a annoncé qu’elle ferait appel.

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