Sept otages enlevés dans la région du lac Tchad
Le 31 mars 2026, la sécurité transfrontalière entre le Tchad et le Niger a été gravement compromise par l’enlèvement de sept ressortissants tchadiens par des membres du groupe terroriste Boko Haram. L’incident s’est produit sur la route stratégique N’Guigmi-Daboua, un corridor commercial vital où la porosité des frontières facilite les incursions armées. Le bilan humain est tragique : l’un des otages a été exécuté de sang-froid pour envoyer un message, tandis que les six autres sont toujours en captivité, une demande de rançon ayant été formulée.
Cet événement n’est pas seulement une tragédie personnelle, mais une attaque directe contre la liberté de circulation et l’intégrité de l’espace civique dans le bassin du lac Tchad. Il met en évidence l’échec actuel des mécanismes de sécurité régionaux à protéger les civils et les acteurs économiques contre une économie de la terreur qui s’institutionnalise à travers les enlèvements et l’extorsion.
La déchéance de nationalité comme outil de répression au Tchad : le cas de Charfadine Galmaye Saleh (blogueur) et N’Guebla Makaïla (militant)La décision du Ministère de l’administration, du territoire et de la décentralisation au Tchad, publiée le 17 septembre 2025, de retirer la nationalité de Makaila Nguebla, blogueur et ancien conseiller juridique à la présidence, ainsi que de l’activiste Charfadine Galmaye, soulève de sérieuses préoccupations sur la répression des voix dissidentes et le respect des droits humains dans le pays. La déchéance de nationalité de Makaila Nguebla et de Charfadine Galmaye constitue un événement majeur qui reflète les tensions croissantes entre le gouvernement tchadien et la société civile. Cela souligne la nécessité d’une vigilance continue concernant les droits humains et la liberté d’expression au Tchad, tout en incitant les défenseurs de ces droits à renforcer leurs efforts pour promouvoir une société plus juste et démocratique.