Madagascar

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Première consultation publique de la Banque Centrale de Madagascar sur une réforme du système monétaireLe mardi 31 mars 2026, la Banque Centrale de Madagascar (BCM) a organisé sa première consultation publique portant sur une possible réforme du système monétaire national. Les réformes envisagées s’articulent autour de la simplification de la monnaie, la révision de la structure des billets, et enfin la modernisation du système monétaire avec le développement d’une monnaie digitale. La participation de la société civile à ce processus représente une opportunité rare d’influer sur des décisions de politique économique qui affectent directement les populations les plus vulnérables.Cette consultation a réuni des acteurs issus de différents secteurs : représentants du secteur public, acteurs du secteur privé, organisations de la société civile (OSC), et membres du grand public. L’événement s’inscrit dans une démarche participative promue par la Présidence dans le cadre du processus dit de « refondation de la République de Madagascar ». Une autre consultation a été réalisée dans la même démarche au sein de l’Université d’Antananarivo. Il s’agit d’un moment inédit dans le paysage institutionnel malgache, la BCM n’ayant pas pour habitude d’ouvrir ce type de concertation à un public aussi large et diversifié. La tenue de cette consultation signale une volonté affichée de transparence et d’inclusivité dans la conduite des réformes économiques structurelles du pays.

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Manifestation de la Gen Z pour la dissolution des institutions constitutionnelles et vague d’arrestations et convocations post-manifestationLe 10 avril 2026, le mouvement Gen Z Madagascar a organisé une marche pacifique à Antananarivo, partant d’Ambohijatovo pour rejoindre la place du 13 Mai (centre-ville). Les manifestants exigeaient la dissolution de l’Assemblée nationale, de la Haute Cour constitutionnelle et de la Commission électorale nationale indépendante, institutions qu’ils considèrent comme corrompues et posant obstacle au processus de refondation en cours. Cette mobilisation faisait suite à un ultimatum de 72 heures resté sans réponse du gouvernement, le colonel Michaël Randrianirina ayant catégoriquement refusé de procéder à ces dissolutions, arguant de l’impossibilité constitutionnelle d’une telle décision.Dans le weekend suivant la manifestation, une vague d’arrestations et de convocations auprès de la Brigade criminelle de la Police nationale à Anosy a ciblé plusieurs jeunes meneurs du mouvement. Selon les canaux de communication du mouvement sur les réseaux sociaux, au moins trois arrestations ont été confirmées. La convocation du Général Désiré Ramakavelo, ancien ministre de la Défense nationale et figure connue du cercle militaire malgache, a également été relayée par plusieurs agences de presse, suggérant une dimension politique plus large dans les mesures répressives post-manifestation. Ce Général à qui on a reproché d’avoir réuni des membres de la Gen Z après avoir tenu des propos critiques, notamment la présence de militaires russes à Madagascar dernièrement. La presse locale ne couvre pas encore systématiquement les interpellations des jeunes militants concernés.

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Le gouvernement met en garde contre les activités sur les réseaux sociauxLe 8 janvier 2026, le Directeur de la communication à la Présidence de la Refondation de la République a publié une déclaration officielle relative à des commentaires en ligne visant des hauts dirigeants de l’État.Dans cette déclaration, les autorités affirment reconnaître l’existence de la liberté d’expression et du débat public, y compris les critiques à l’encontre du gouvernement. Toutefois, elles accusent certains individus, y compris des personnes résidant à l’étranger ainsi que des comptes et pages sur les réseaux sociaux, d’insultes, d’atteinte à la dignité humaine et d’incitation à la haine contre de hauts responsables publics.La déclaration indique que ces faits constituent des infractions pénales au titre de la loi n° 2014-006 du 17 juillet 2014 relative à la lutte contre la cybercriminalité, complétée et modifiée par la loi n° 2016-031du 15 juillet 2016, notamment en son article 20. Elle précise que les propos en ligne constitutifs d’injure, de diffamation ou d’atteinte à l’honneur visant un haut fonctionnaire est assimilée à une atteinte à la dignité de l’institution étatique qu’il représente.Dans cette déclaration, es autorités annoncent l’engagement de poursuites judiciaires contre les auteurs présumés de ces commentaires en ligne, en affirmant que ces mesures visent à faire prévaloir l’État de droit et à encadrer l’exercice de la liberté d’expression. Cette déclaration intervient dans un contexte de débat public actif sur les affaires nationales, marqué par une participation accrue des citoyens et de la diaspora sur les réseaux sociaux.

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Title: Opportunité d’adoption de la loi sur l’accès à l’information à caractère public à MadagascarEn novembre 2025, après près de deux décennies de retards marqués par une impasse politique, des consultations au point mort et des promesses non tenues, les progrès sur la loi relative à l’accès à l’information publique ont enfin pris de l’ampleur. Au cours du mois, le ministère de la Communication et de la Culture a lancé un nouveau processus de consultation visant à réviser le projet de loi et à renforcer le cadre juridique général régissant les médias et l’information publique. Le gouvernement a désormais l’intention de présenter le projet de loi révisé lors de la deuxième session ordinaire de l’Assemblée nationale et du Sénat entre Novembre et Décembre 2025 ou la première session en Mai 2026, créant ainsi une occasion politique rare pour son adoption.Cette évolution intervient à un moment où la demande de transparence de la part du public est croissante, où la méfiance à l’égard des institutions publiques est profonde et où la mobilisation des organisations de la société civile s’intensifie. Réunies au sein d’une plateforme nationale, ces organisations réclament depuis longtemps l’adoption immédiate d’une loi conforme aux normes démocratiques et garantissant un accès effectif aux documents publics, y compris aux archives parlementaires. Leur plaidoyer est renforcé par la jurisprudence claire de la Haute Cour constitutionnelle, en particulier son arrêt du 31 août 2020, qui confirme le principe de divulgation maximale des informations d’intérêt public.Les événements récents ont également mis en évidence les risques liés à l’absence d’un tel cadre juridique. Le processus opaque utilisé pour réviser la loi électorale  – mené sans pratiquement aucune information publique – a montré à quel point la frontière entre confidentialité légitime et secret injustifié peut être facilement manipulée.Si elle était adoptée, cette loi renforcerait considérablement l’environnement favorable à la société civile en élargissant l’accès à l’information, en améliorant la responsabilité et en fournissant aux organisations les outils dont elles ont besoin pour surveiller plus efficacement la prise de décision publique.

Snapshots

Country snapshots capture the current state of the enabling environment for civil society and provide a quick overview of significant events and trends that have occurred over the past 4 months. Click on a component in the timeline to see the corresponding Enabling Environment Snapshot.

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The Early Warning Mechanism documents changes and critical trends in the enabling environment for civil society. The mechanism works by information-gathering work focusing on events that impact the enabling environment. The EU SEE consortium assess these events to trigger alerts indicating a downward or upward trend in the enabling environment.

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